Malaisie-Indonesie: bateau

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Premieres epopees en mer entre Indonesie et Malaisie

Langkawi, ce fut une tempete alternant grosses vagues et mer paisible , espoirs , doutes et decouragement!

Une bonne dose de rencontres et d’experiences inedites, premieres tentatives de bateau-stop, decouverte des marinas et de l’ambiance skippers!

Couchsurfing extra, un squat comme a la maison avec Angie et Lucas, on retrouve d’autres vagabonds de tout ages, tout genres et tout horizons, tres inspirant! Nettoyage d’un bar de marin (hard-core sous le comptoir). On rencontre pleins de style de vie sur les pontons, plus ou moins aventuriers, la moyenne d’age etant assez elevee, la plupart ne sortent leur bateau que pour allez a Phuket en Thailande et revenir en Malaisie souvent accompagnes d’ une jeune fille de 20 ans: la retraite quoi! Quelques familles sur leur bateau et beaucoup de francais installes!

telaga marina

spectacle au haras

Et si on partageait a manger?

oh , un farfadet!

camping a la marina

Angie et Lucas , Warmshower et couchsurfer

On fait le tour des volontariats possibles, des lieux super creatifs , dont une guesthouse tenus par un jeune couple de Francais, une autre facon de se lancer dans la vie a fond! Puis on plante la tente dans un haras (poney ranch) tenus par une famille Malaise ( a l’origine le gerant est un hollandais arrive tres jeunes en Malaisie il a change son nom et s’est convertis a l’Islam, peut-etre pour monter son buisness ou pour avoir plusieurs femmes dont une toujours a la maison pour cuisiner et s’occuper des enfants, ou par amour c’est possible et rare!)
Puis on rencontre Surin,une indienne douce et pimentee! Elle a pleins de missions dont celle de ravitailler les skippers en alcool, les aider pour trouver des services, et organiser un festival de marins a Sabang, une ile au nord de Sumatra en Indonesie! Grace a cette femme qui nous prend sous son aile on rencontrera Claire et Errol sur leur yacht Restless M!

Bientot la mer nous prend!

Apres un tournage pour une pub Finlandaise dont on joue en tant que figurant, coup de chance innatendu qui nous renfloue le porte-monnaie!
Le 9 Mai, apres 3 semaines de quete, on embarque avec Claire (56 ans) et Errol (72 ans), couple Australien et Neo-Zelandais ainsi que Daniel (29 ans),un jeune Australien pecheur et boucher qui vient en renfort, et un autre couple en vadrouille Suisso-Chiliens! Une bonne equipe pour notre premiere aventure en mer, cap sur Sabang a 300 miles de la.
Pas de soucis pour trouver de la place, il y a deja 4 velos a bord, deux de plus passent inapercu. Avant d’embarquer mon velo decide de prendre un petit bain en plongeant du ponton avec toutes ses sacoches, petrifiee en voyant ma monture sombrant je ne bouge pas, heureusement Dylan le rattrape a temps, vive emotion, l’ordinateur ne survivra pas a l’eau salee.

Une nouvelle vie comence pour nous, nomade sur l’ocean sur un yacht spacieux de 80 pieds ( 24 metres) avec a l’interieur tout le confort d’une maison Australienne. A velo depuis un an et demi nous apprenions a vivre de l’essentiel avec l’energie disponible autour, s’adaptant aux climats, a l’environnement, libre de nos choix et actions. C’est un complet changement de voyage, qui transforme aussi notre identite de voyageurs, apporte reflexions sur un autre mode de vie. Une fois a terre on se sent plutot touristes que voyageurs.
A bord d’un bateau qui consomme 2,5 l de petrole par mile(1mile = 1,6 km), equipe d’ electro- menager en exces , de nourriture pour faire le tour du monde 3 fois et d’ecrans d’ordinateurs qui pourrait fournir un magasin entie , on est a l’oppose de nos valeurs de simplicite et sobriete heureuse. En effet, peut-etre la generation de nos hotes ou les peurs partagees des marins expliquent que tout est en double voir en tres multiples exemplaires ‘’ au cas ou’’. En partageant avec d’autres jeunes embarques sur des bateaux , on en a deduit qu’il existe un genre de syndrome a un certain age les skippers ont besoin de se rassurer en ayant des provisions pour un an a l’avance (surtout dans ces pays ou la nourriture est si peu cher et d’autant plus sur un gros bateau avec une cale enorme) sa veut aussi dire beaucoup de gachis, difficile a supporter.
La vie s’organise a 7, on alterne menage, repas, et on prend nos marques doucement . Ayant chacun des ages, envies, rythmes et langues differentes c’est un defi de s’accorder et se comprendre. On passe de bons moments a cuisiner, jouer, se raconter nos vies a l’apero!

Ukuleles au soleil couchants

Pavillon Australien


Sabang Marine Festival, une semaine d’immersion a la decouverte de ce monde magique qui se deploit et respire sous la mer, snorkling (masque et tuba) ! Rencontre des marins , differentes trajectoires de vie, beaucoup on deja bien vadrouilles et finissent ici entre Thailande et Malaisie, d’autres debutent en famille.
Pendant ce festival super organisee on nous offre tout , repas ,transport, visites, on se sent hyper privilegies et souvent mal a l’aise dans ce role…

jeux indonesiens

Jack, Dylan , Amin

les capitaines avec Batman

dessert boostant , fruits, cacahuetes , sirop de sucre et piment!

Ce sera aussi de beaux echanges avec les locaux autour de defis et jeux , de danses et concerts ,… Avec Amin, l’ancien vendeur de savon et premier guide parlant anglais de l’ile, on marche, “jalang-jalang” ,decouvrant sa maison,le bord de mer, les rues du village, il a deja tout arpente et il est connu de tous. Les Indonesiens m’apparaissent d’eternels enfants aimant jouer et se depasser, montrer leurs qualites, ils sont plein d’energie.

On fait une visite express a Bandar Aceh ,lieu du tsunami du 26 decembre 2004 qui a profondement marque les habitants et le monde entier et change a jamais le destin de cette region d’Indonesie au nord de Sumatra. La population vivant avant le tsunami etait en conflit et repliee sur elle-meme. Le tsunami a enclenche la paix et la solidarite au sein de la communaute, et l’aide humanitaire et monetaire de nombreux pays du monde a permis d’ouvrir cette region.

memorial

Apres une semaine tous ensemble, les voiliers reprennent chacun leur cap, les amis chilien/suisse reste a terre, Jack un jeune americain avec qui on passe de chouettes moments continue sur un autre bateau et nous on part de nuit pour atteindre Johor Bahru la ville Malaisienne face a Singapour,a 350 miles de la.
Il nous faudra donc traverser le detroit de Melacca et esquiver les gros cargos qui transitent par la!

La mer souillee de nos plastiques et autres derives du petrole… des vagues de dechets suivant la maree et les courants ‘’ baignage interdite pour votre securite’’, l’ocean devient toxique!
Des investissseurs, ici compagnies Chinoise offrent le futur de l’humanite: des tours de plus de 30 etages, une grosse zone commerciale, des parkings a grosse voitures, des boutiques de marques et luxes ou en vend des nids d’oiseaux riches en proteines! On perce ici le mystere des immeubles sans fenetres ou se repandent des chants d’oiseaux  les oiseaux,principalement des hirondelles males, sont enfermes dans une grande piece sombre avec des hauts parleurs 24h/24h qui passent en boucles des chants d’oiseaux femelles. A ce qui parait ca les exitent et s’empressent pour faire leur nid! Comme ils ne savent pas encore utiliser du ciment pour faire un nid,ils utilisent… leur salive!! Bref, tout ca pour dire que les Chinois les recoltent pour en faire des soupes ayant des vertues medicinales. Un met de luxe, … et une autre exploitation de la nature!
Des Pakistanais, Nepalais, Bangladais travaillent chaque jour pour eriger ces espaces qui leurs seront inaccessibles une fois termines. Ce complexe est mis en exposition pour des acheteurs potentiels , tout est clean, des gardiens surveillent la piscine au cas ou un enfant viendrait y mettre sa main sans avoir paye! Ayant le bateau amarre a cote on peut se baigner et observer les gens rever de ce lieu et s’y marier, pour nous un symbole de la sterilite et la futilite de notre monde moderne.


Puis on va faire des courses dans un gros centre commercial, ceux que l’on prefere eviter puisqu’on en ressort jamais vraiment intact! Depasse cette hantise des zones commerciales, devenir indifferentes a ces amas de produits, ces rayons lumineux et les tentations d’emballages plastifies, appats de consommation! On s’en sort avec deux gros cadis comme si le bateau etait vide!
On apercevra de Singapour les grillages et patrouilles de police, entre la Malaisie et Singapour quelques villages de pecheurs subsistent flottant sur l’eau et parfois entouree de plastiques. Puis nous voila a Puteri Harbour lieu de rendez-vous du rallye Sail Malaysia.
On est ravis de retrouver des jeunes et des Francais. Adrian, un Franco-Mexicain est equipier avec John, un ancien de 75 ans naviguant depuis un an ensemble. Nils et Rozenn sont aussi equipiers sur un catamaran pour la premiere fois!

Claire, Errol , Daniel

French Team

Les autres participants au rallye ont l’air chouettes, une moyenne d’age de 55 ans! Le rallye dure 3 mois et explore les differentes iles de l’Est de la Malaisie et Borneo! Arrivee a Tawau fin aout, du coup on s’engage avec Claire et Errol ainsi que Daniel pour continuer l’exploration par la mer de l’Asie du Sud-Est!

Malaisie: velo

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La Malaisie par les terres , entre jungle et béton

Avant de commencer, petit rappel historique de la Malaisie : Hindouiste avant le XVè, les colons Europeéns se succèdent (Portugais, Hollandais et Anglais). Leur voisin de Java (ile indonésienne), musulmane, les aident pour repousser les conquérants, et propage l’islam en Malaisie. La côte Malaise est très prisée pour le commerce maritime international. Au XVIè beaucoup de Chinois et Indiens se sont installés dans ce pays pour échanger leurs produits. Epices, or, lin, soie, pierres, …

Aujourd’hui, la population est d’environs 60% musulmane, et 30% bouddhiste, hindouiste, chrétienne. Il y a une différence entre les « Malais » et les « Malaisiens ».  Les Malais sont les premiers habitants de la Malaisie il y a plus de 40 000 ans, environs 50 % de la population actuelle. Les Malaisiens c’est le nom des habitants de la Malaisie qui englobe Malais, Chinois, Indiens,…

On pénètre dans ce pays par un échauffement qui nous ouvre l’appétit sur les montées malaises, du 10 % au minimum ! Eh oui nous revoilà en terre musulmane, les femmes voilés à la maison, elles aiment recevoir et partager leurs talents de cuisinière. Les femmes une fois mariées se retrouvent vite maman et femme au foyer, elles ont souvent des formes généreuses sous leurs amples vêtements !  

Nous voilà au bord de l’océan Indien où la pluie fait rage, l’atmosphère est  lourde, électrique , la vase , les déchets au pied des maisons, peu d’abris , en manque de repère pour nous rassurer !

Puis on passe une nuit sur une île de pêcheur accessible par un long pont, les singes nous surprennent par leur habileté à repérer et choper la nourriture !

Sur la route, on goute aux saveurs métissés d’influence indienne et chinoise, des beignets fourrées et desserts au riz nous renflouent en carburant. On partage un « the O » (thé sucré sans lait) avec les locaux (Malais)  qui nous disent vivre paisiblement dans leur village , « ils laissent les grosses villes aux chinois ».

Un ancien nous demande pourquoi nous ne parlons pas sa langue tandis que lui parle anglais, (on tente de lui expliquer que l’on nous impose aussi l’anglais) rancœur d’invasions passées qui ont marquer à jamais le pays. L’anglais est parlé couramment et même dans les campagnes tous sont capables d’échanger quelques mots.

Il  nous rappelle que de part notre passeport tout est facile pour nous, on  ce sent vraiment privilégié à voyager dans tant de pays librement. Quand même admiratif de notre périple et nous invite à visiter la côte est de la Malaisie, « belle et préservée ».

Les Malais semblent avoir un rythme tranquille, pas de stress, les pauses sont nombreuses, l’efficacité douteuse… On apprendra plus tard que contrairement aux chinois et indiens, les Malais perçoivent un salaire fixe du gouvernement (comme un revenu universelle)  et peuvent s’en satisfaire, tandis que pour les autres des discriminations existent, selon l’origine ethnique et la religion. Malgré cela, la Malaisie est un pays d’accueil pour de nombreux musulmans parfois en péril dans leur pays, comme une ethnie birmane musulmane persécuté par le gouvernement bouddhiste. On rencontrera de nombreux jeunes ayant tout quitter pour venir travailler en Malaisie (souvent dans le bâtiment) gagner de l’argent et l’envoyer à leur famille. C’est aussi une destination touristique pour les Saoudiens qui sont acceptés, les femmes étant en Burqa. 

Puis  c‘est la grosse ville, on aperçoit l’île de Penang , enfin surtout des tours en béton a perte de vue, on est surpris du développement urbain de ce pays, la modernité a envahit l’espace. Parmi toutes ces nouveautés, ces zones commerciales et son traffic, les temples survivent, vestiges des croyances et traditions.

Dans le ferry qui mène sur l’ile (il existe aussi deux ponts, dont un de 20 Km, interdit aux vélos), on observe curieux et ravis cette diversité de couleurs, de langues, d’origines, rattrapés par le mode de vie citadine.

Georges Town , ville à la chinoise, aux banlieues tristes et au nouveaux projets destructeurs des jungles et espaces naturels !

C’est a Titi Teras, de l’autre côté de l’île que l’on séjournera ,accueillies dans une auberge de cyclistes avec Warmshower. On rencontrera Adrian et Teo ainsi que d’autres voyageurs de passage , chouette halte. On en profite pour faire un visa indonésien de 2 mois renouvelable 2 fois, puisque l’on imagine rester a Bali attendre un bateau…

On reprend la route cap vers Melaka , on traverse donc une partie du pays entre l’ouest et le centre.

Ouf on quitte deux  jour de grosses routes, villes, temps gris, pluie et usines et carrières de béton et marbre , … destruction massive ! On emprunte la route des Cameron Highlands , des montagnes  foisonnantes de vie aux rivières rafraichissantes sur le bord de la route, les quelques villageois vendent miels, plantes et racines. En arrivant à ce lieux très connu on est surpris d’y trouver des serres à perte de vue, des boutiques souvenirs, un parc d’attraction agricole, et puis des hôtels, resorts, et restaurants, un espace touristique dans les montagnes. On y pousse toutes sortes de fruits, légumes, les fraises ont du succès,…et les fameuses plantations de thé. Le long des routes on est rassuré de voir les pancartes publicitaires pour les pesticides et graines OGM…

On continue a avancer en descendant la rivière sur des kms. Jusqu’en haut des collines, des serres et quelques villages submergés de plastiques … On dormira au bord d’un lac avant un gros barrage, l’eau servant surement à alimenter les hectares de cultures, celle rejetée s’écoule en boue marron insalubre… Autour du barrage en construction les locaux embauchés ont était installés dans des villages artificiels aux maisons clonées/bétonnées : un progrès ! Ce serait se voilé nos ressentis puisque oui avant l’eau de la rivière était potable, ils savaient cultiver et trouver  leur nourriture, maintenant ces gens sont esclaves de compagnie pour qui ils doivent travailler pour acheter une télé, un téléphone et du coca-cola… En vrai il n’y a pas d’âme dans ces villages,  un ennui pesant…

Puis on pédale au centre du pays orienté par l’envie de rencontrer une famille dans un petit village qui nous accueille via Warmshower.

Un désastre sous nos yeux, après les jungles réduites en pièces et en fumée, des plantations d’huile de palme et de caoutchouc…  On ne se reconnait pas dans cette espèce humaine dévastatrice à l’âme vendue à la conscience achetée…

Des havres de biodiversité réduits à un chaos organisé, calculé, limité, l’exploitation d’arbres qui nous permettent de respirer ! Sur les routes, on voit défiler de vieux arbres sages dans des poids lourds qui crachent noirs ! Tout est asphyxie, les victimes de cette machinerie, écrasées sur les routes, singes, écureuils, serpents,…  Quelle place leur laisse t-on ? Des Parcs naturels pour ramener du touriste tandis que tout autour on scie, brule, déracine,…les oiseaux ont des chants d’alarmes ! Et c’est d’autant plus triste car les forets Malaises sont les plus vieilles du monde, plus de 13000 ans, elles ont pas subie la dernière glaciation.

Kampung (village) Chenor, dans cette famille traditionnelle malaise ils ont cinq enfants, la moyenne ici. Le dernier est bébé le premier à l’université,… On apprend beaucoup de Tenkgu notre hôte, musulman et très impliqué dans la vie locale, il connait l’histoire du village et a des préceptes très fort tout en restant ouvert à la différence. Ayant vécu en ville, il a choisit de retourner au village pour élever ces enfants pour qu’ils se rendent compte du confort et se motivent à apprendre à l’école s’ils veulent un jour vivre en ville ! Le soir les jeunes se retrouvent pour se connecter à la Wifi, boire un thé au lait et chanter des « I love you ». Les mômes sont scotchés au téléphone, mange des sucreries et surprotéger on les emmène en voiture à l’école, alors ils grossissent. (ce phénomène est surtout visible en ville)

Ils tiennent un petit restaurant juste réouvert grâce à l’aide d’un autre couple de cyclos que l’on a croisé quelque jour auparavant, en effet étant tout proche d’une grosse rivière, la dernière crue ne les a pas épargné… 3 ème inondation en 10 ans, l’eau est montée jusqu’au 1ère étage. Et comme les compagnies d’assurances ont toutes leur subtilités, en Malaisie elles ne couvrent pas les dommages sur les maisons en bois… Habile, car plus de la moitié des maisons sont en bois !

On cuisine tartes et pains au chocolat, nos plats fétiches lorsque l’on veut partager la cuisine de chez nous. De chouettes moments avec cette famille, après les orages on reprend la route.

A ce moment là, le matériel commence à nous lâcher : la tente craque, la jante à Dylan perd des rayons, et finalement mon pédalier vrille complètement, c’est en stop que l’on arrivera à Melaka.

On est accueillis dans une auberge le Ringo’s foyer, par chance encore un amis des cyclos !

La suite est vraiment incertaine d’autant que l’on apprend qu’il n’y a pas de marina/port dans cette ville, pas le bon endroit pour trouver un voilier !

La ville a son charme avec une histoire mouvementé avec l’enchainement d’invasions par la mer, de religions, de dominations,…Dans les vestiges d’une chapelle, église, phare puis tour de guet, on tourne maintenant des pubs, vend des bijoux, en plastique, pendant qu’un homme fait vibrer ses cordes « too young to get married » , on est spectateur du présent.

Melaka c’est aussi une ambiance nocturne où la plupart des Malais mais aussi chinois viennent passé des week-ends ou des vacances.  Un marché nocturne où des chinois s’offrent en spectacle musique et danses modernes, tandis que résonnent les tambours du temple le plus proche. On apprécie les biscuits cuit au four dans la rue aux oignons confits ou confiture …  Les rives de la rivière où des peintures sur les murs attirent le regard, petit restaurant et bar reggae (dans ces villes a l’ambiance chinoise on trouve facilement de l’alcool, les restrictions restent fortes, la corruption aussi). On goûte la bière à l’ananas chez un corse et on se régal chez l’indien du coin.

On arrive au bout de la terre, l’océan s’offre à nous… Après des réflexions, incertitudes, doutes, sur la destination suivante :  vers le Sud Singapore, arriver en ferry en Indonésie et rejoindre Bali par les terres…???  Finalement Dylan me convainc, on remonte tout au nord de la Malaisie jusqu’à Langkawi où on sait que de nombreux voiliers y jettent l’ancre.

On fait une escale à Port Dickson où la synchronisation divine nous fait rencontrer Claude qui navigue depuis 18 ans avec sa femme Danielle , couple retraité franco-Suisse , aventureux, pleins de vécu , ils nous invitent sur leur bateau. La marina est de luxe, piscine (nécessité d’être habillée pour les femmes), gardien, bar chic, … (ils enfouissent les déchets dans une fosse derrière le grillage) c’est un autre monde que les cyclos-campeurs. Cette rencontre déclenche en nous enthousiasme et excitation de voyager en mer ! Un rallye part de Langkawi le 4 avril du coup on est le 22 mars , on décide alors de tracer pour tenter d’embarquer sur un voilier.

On pédale,  tente le stop et finalement on prend train et bus de nuit pour Kuala Lipis, mal de gorge avec la clim à 20 degrés alors que dehors il fait au moins 35° ! Deux jours après nous voila dans le ferry bondés en cette période de vacances , dans l’horizon apparait Langkawi !

On fait le vœu très fort de quitter l’ile en voilier !

Titi Teras village House

ce gardien de vaches fier de sa monture , le vélo c’est moins rigolot

Temple hindouiste

Usines de béton

Cameron Highlands

après les serres…

Barrage

Il carbure même pas à l’huile de palme

vision

jeux d’enfants?

resto-cyclo

Melaka by night

Danielle et Claude

rails Kuala Lampur

Thaïlande

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Des rizières aux plages

L’arrivée en Thaïlande nous surprend par les routes larges, les grosses voitures,  les stations essence toutes équipées, les 7 Eleven où la nourriture est invisible (seulement des emballages colorés) , et la Wifi partout!

Dès que l’on réussi à échanger nos dollars en Bath on se rue au marché pour gouter nems, beignets, crêpes fourrées à la coco et brioches panées.

On se sent les bienvenues, sur le bord de la route les femmes nous sourient et on nous offre souvent des boissons sucrées et de l’eau en nous saluant respectueusement !

A travers rizières, palmiers et petits étangs on arrive chez Tapanee, une warmshoweuse qui nous amène à l’école où elle enseigne dans un petit village ! On est honorés de passer un moment avec les enfants, observer leurs rituels, la classe, échanger en anglais. En Thaïlande, les écoles publics sont situées souvent dans les monastères, les rythmes et l’organisation sont différents avec de nombreux rituels (prières-chants-brain gym). Le matin est plutôt consacré aux matières générales, tandis que l’après-midi ce sont les activités extérieures, artistiques, sportives et aussi liées au monastère (préparation de cérémonies). Les enfants sont responsabilisés à trier les déchets  et consacrent une heure chaque jour à nettoyer la cour, des temps de méditation, …  et  de brossage de dents ! Les cours semblent assez flexibles et centrés sur l’épanouissement de l’enfant sur différents plans. Le scoutisme comme apprentissage de la vie en plein air est aussi au programme !

Les frais scolaires, uniformes et repas sont pris en charge par le gouvernement, une incitation forte pour les familles à envoyer les enfants à l’école ! (Au Laos et Cambodge l’école est payante, elles ont donc souvent désertes, les enfants aident dans les champs).

On découvre un autre fléau révélateur de l’impact du monde moderne et globalisé, la mal-bouffe et les écrans qui l’un avec l’autre transforment en une génération l’humain ! Des grands-parents fermiers vivant avec juste l’essentiel, aux petits-enfants obèses et addicts aux jeux vidéos : c’est sa l’évolution !!

La foi, voir la vénération aveugle des thaïlandais pour le roi aujourd’hui mort et d’autres héros de leur pays est surprenante, pas un seul espace n’échappe à son image, aucun contre-pouvoir n’existe, tous sont d’accord avec les décisions et projets du roi! Plusieurs fois on leur a demandé pourquoi le roi est si important et vénéré : les auto-routes, les gros aéroports, barrages,  mais surtout, il a eu l’idée magique de lancer des produits chimiques dans le ciel pour qu’il pleuve dans les endroits arides … Tout cela ramène de l’argent, développe le pays, des grosses villes, KFC, Mc Do… Dans 50 ans les Thai verront peut être le roi différemment !

Pour esquiver la capitale bondée et rejoindre l’océan on choisit de faire du stop. Finalement on est invité à Bangkok dans la famille du gars qui nous prend dans sa camionnette !

La famille dont le mari fait 6 h de voitures par jour pour allez travailler, (tant de gâchis pour avoir une maison pavillonnaire, des arbres et avec un garde à l’entrée), ils nous accueillent à merveille, vivant au Canada leur anglais est meilleur que le notre !

Le lendemain on quitte Bangkok dans la camionnette, et après 4 h de trafic on atteint l’océan. On en revient pas du dévouement de cet homme et du délire de traverser cette capitale !

C’est la joie de changer de décors, les marais salants où les oiseaux s’y reflètent … tandis que les moustiques font ragent !

Puis après quelques plages de sables on arrive chez Paul et Natt un couple australo- Thai qui ce sont construit une petite demeure en containers, très sobre. C’est agréable pour se reposer et imaginer l’Australie en écoutant Paul ! Natt s’occupe des chiens errants, les soigner et leur (re)trouve une famille. Les chiens errants sont très nombreux en Thaïlande !

C’est là que l’on va savourer d’être au bord de mer sous le soleil, se baigner au pied de montagnes et veiller autour du feu après de longues journées à pédaler !

Quand on traverse les cocotiers, la mission c’est de dégoter les cocos et trouver ensuite une machette (à l’opinel c’est beaucoup d’ampoules ). Ça fait des provisions pour quelques jours !! *royal le petit déjeuner banane-coco-mangue !

Un motard s’arrête pour nous inviter dans sa maison, on accepte, le temps d’une soirée on pénétrera dans un autre monde… Immense maison de bord de mer, ce norvégien se vante de vivre d’investissement immobiliers et de payer le minimum une femme de ménage 6 h par jour , 6 jour par semaine ( en effet pas une herbe ne dépasse… ) Personnage préoccupé que par lui-même , obsédé par l’argent, les possessions, à passer la plupart de sa vie à voyager pour trouver l’endroit idéal , 6 ans dans un hôtel,… enfin si encore il avait l’air heureux !

On ne partagera ni le repas ni même un verre d’eau…  il nous autorisera à nous doucher dehors , peut-être que nous n’étions pas assez propre pour pénétrer dans sa maison !

On découvre ainsi ce monde d’expatrié qui on leur maison sur la côte et viennent en vacances deux semaines par an, qui n’apprennent presque pas un mot de Thaï et se payent tout les services puisque comparés à chez eux , c’est offert !

Notre route continue, on traversera le pays pour aller côté Ouest du pays, des montées-descentes sans jamais vraiment voir la mer plutôt des cascades et jungles dans les montagnes, elles abritent de nombreuses espèces  qui resteront mystérieuses … (le vélo à ses limites pour explorer)

Pour camper malgré quelque moment où les Resorts touristiques et leurs plages privées nous font rager on trouve toujours un peu plus loin un endroit paisible…

L’espoir du voilier de Phuket jusqu’en Australie persiste (on s’accroche à du vent) et c’est seulement en arrivant sur l’île que le plan s’effondre ! Par chance la magie de la communauté cyclo nous offre encore de belles surprises et un couple de Thaï nous laisse les clés de leur maison à 200 m de la mer !

Relaxation, pure détente, bain de mer, nage , rame,… on découvre aussi le derrière des hôtels et resorts qui foisonnent luxueux avec à coté des cabanes en tôles où vivent les locaux, enfin ceux qui n’ont plus de place pour être ailleurs ! Les poubelles regorgent d’objets, vêtements encore neuf !

Depuis la moitié Sud de la Thaïlande des mosquées et femmes voilées réapparaissent, ainsi que de délicieux plats épicés !

Après s’être accordé un bonne pause et décidé un peu de la suite, direction la Malaisie/Indonésie où l’on à plus de chances de trouver un voilier !

Le pouce levé, pick-up express les cheveux au vent , on décolle dans le coffre, quelques frayeurs , on est intacte !

Je vois dans le regard de cette femme qui me coud une robe, cet homme à la peau tannée qui avec sa hache coupe une grosse branche, celle qui nous offre à partager son toit dans les arbres à caoutchouc… Tellement de trésors, d’humilité et d’authenticité, ils vivent l’instant sans se soucier d’une autre tache à accomplir ou de l’heure qu’il est, juste le moment se présente et ils sont présents !

Nos derniers souvenirs en Thaïlande seront à explorer des grottes et se baigner dans l’eau fraiche de rivières … C’est en réalisant que l’on quitte une terre bouddhiste, que l’on a souhaité des derniers échanges…

Parfois on a demandé à dormir dans les temples , simplement … et on a visité quelques uns par curiosité, souvent choqué de leur rapport à l’argent, des billets que les gens agitent comme s’ils achètent des prières et bénédictions…

Ce rapport de dépendance est très fort et on trouve parfois injuste que certains qui on peu entretiennent les moines et monastères (souvent en ruines et pleins de déchets)…

Enfin c’était de bons moments d’explorer une grotte avec les moines et les singes…

On passera une soirée auprès d’un jeune moine vivant seule dans un temple à l’entrée d’une grotte, un visage d’enfant au sourire de sage, les échanges fusent avec les mots en communs !

Le matin après la méditation et sa quête de nourriture , il nous partage son petit déjeuner à 8 h pile !

Dernière soirée dans une cabane près d’un étang, où on boit une boisson aux plantes (« Nam Kapoun ») avec des Thaï, merci encore de vos partagent !

Quelques pépites et spécialités Thaï…

Les clopes roulées en feuilles séchés (l’eucalyptus pour le coup c’est Organic)… le permis moto à 8 ans…. se travestir c’est assez courant ….les sirops verts et rouges c’est parfois pour mettre dans le moteur mais aussi pour boire… les couteaux de cuisine sont en réalité des machettes…le vélo c’est couvert de la tête au pieds … poissons et fruits de mer tout se sèche, aplatis un calamar devient une chips… le pâté de crevettes sa parfume les routes avec la chaleur sa diffuse bien…. Les thaïs sortent rarement sans leur oiseau en cage… un singe, une loutre, ou un écureuil en animal de compagnie, sa se trouve !…. en Thaïlande les prix de la bananes ne sont pas fixés , sa dépend du tourisme…mêmes les moines tournent au café-clopes en matant la boxe-thaï !!

Auto-stop à l’ombre

Dylan flair la coco

l’envers des Resorts

New temple= tourisme

pêcheur au crépuscule

robe sur mesure

 

Cambodge

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Sur les pistes des temples

Passage de frontière un peu tendu , on réussi a obtenir le visa cambodgiens avec un peu d’attente et quelques regards malfaisants mais sans payer les coûts fictifs des tampons !

On observe l’arnaque organisée entre les passeurs qui se vendent comme un service rapide pour les touristes et les douaniers qui agitent fièrement leurs liasses de dollars lâcher par les touristes !

Un business qui rapporte (ils tentent même de nous faire payer un papier avec le numéro d’urgence en cas de problème de santé, what’s the fuck ?)

Dans des décors de forêt et de fumée,  le nord du Cambodge nous apparait assez plat et monotone des hectares de plantations de canne à sucre , racines,  bananiers, cajoutiers,…

Pour pimentée un peu on emprunte les pistes lisses et bien tracées  en rageant lorsque l’on s’étouffe dans la poussière laissé par les camions , on devient rouge- ocre, des vrais terriens!

Les cambodgiens sont bien bronzés malgré les couches de vêtements, les cagoules et camouflages qu’ils portent pour se protéger du soleil !

Sur  les routes très peu de voitures surtout des motos , parfois arrangés en side- car pour vendre des bigorneaux aux piments(on a pas osé gouter) , ils arrivent a mettre des troncs débités sur leur deux roues ! Aussi, des drôles d’engins genre brocante ambulantes , des machines jamais vu ailleurs ,des taxi-brousses colorés, et des camions où les passagers voyagent sur le toit les cheveux aux vents ! Le peu de grosses voitures sont des taxis qui tracent à toutes vitesses !

Le passé récent des cambodgiens on l’imagine dans le regard parfois triste , figé, perçant d’enfants et d’hommes ! Assez distants lorsque l’on campe ou déniche  une petite cabane , rares sont ceux qui viennent nous voir. Parfois ils nous regardent sans chercher à échanger plus, es photos ils s’en foutent, ils retiennent l’instant présent , regardant étonné les poils sur mes bras , les leurs sont cramés avant de poussé !

Ce qui nous parait fou c’est qu’ils arrivent à vivre dans leur crasse sans problème , tout est jetés au pied des maisons ou dans la rivière proche où ils se lavent , cuisinent et font la lessive !

Dans les espaces où l’on pédale la plupart sont bucherons ou exploitants de caoutchouc , on trouve une aire de repos déserte toute aménager avec même un jardinier , on y dormira sur une table en bois…

Pour changer du matelas en bois,  le lendemain on dégotte un hamac pour nos siestes crapuleuses !

Dans les plaines à la saison sèche je vous peint en mots le décor, les rizières jaune paille ressemblant à des savanes où dansent au vent palmiers et cocotiers , des étangs aux lotus fleuris du mauve au rose et des cabanes en bois pleines de vie ! Parfois des familles buffles mangent ou se baignent, leurs activités quotidiennes !

On explore les anciens temples hindouistes bâtis par la civilisation Khmers, on se retrouve seul presque à explorer dans les jungles qui sont des fourmilières géantes les vestiges de pierres sculptés enlacés aux racines et lianes des arbres !

Les enfants nous abordent pour nous vendre des écharpes,  ils apprennent quelques mots en toutes les langues pour accoster, nous on apprend quelques mots de cambodgiens , «Kang » c’est vélo !

On rejoint la nationale qui  relie Siem Reap à la capitale Phnom Penh, sa circule surtout camions et bus, juste après avoir annoncé aux amis que l’on arriverai dans 2 jours ma jante déjà bien entamé , se fend complètement , impossible de continuer ! Le premier camion s’arrête on hisse les vélos dans la benne et c’est comme ca que l’on rejoint la ville et les amis au Blue lizard backpakers hostel !

Allan qui tient l’auberge est sourd et muet et il gère très bien avec des petits mots écrits partout , de nombreux cambodgiens comme lui  viennent se retrouver et passer du temps ensemble, on communique avec des sourires (le langage universel) !

C’est là qu’avec joie on retrouve Simon et Ombeline (voir épisode Asie centrale) ils prennent bientôt un avion pour le Pérou où leur bébé viendra au monde !

Différents spécimens du monde du voyage se côtoie ici, des plus excentriques au plus discrets, de tout les âges. De l’écossais en kilt pour les soirées destroyes , l’américain barbu peint en rose chauffeur de soirée, au cyclo biélorusse très organisé et sur de lui, à Roger et Jacquou les doyens de Brest même !

On est aussi une tribu de français, pour approfondir les échanges c’est mieux (on est pas encore bilingues , c’est en cours) on se cuisine de sacrés tambouilles et passe de chouettes moments ensemble dans ce cocon proche dans la ville!

Dans le centre le soir c’est une ambiance pour les touristes du coup, cocktails et musique à fond dans les bars , on reste spectateurs de ces lieux où les blancs viennent consommer puisque c’est pas cher !

On va visiter les temples d’Angkor avec nos vélos  en arrivant pour prendre les tickets on hésite c’est une vrai usine à fric , bondés de monde, la plupart du temps dans notre voyage on évite le tourisme de masse qui transforme souvent des merveilles en parc d’attraction grillagé et gardé !

La curiosité l’emporte et on en profitera pour observer le comportement des touristes du monde entier !

On décide de camper sur le site pour être au lever du soleil à 5h30 admirer les premiers temples avant la foule et les hordes de groupes en séjour organisés (souvent avec la casquette jaune ou le tee-shirt  « I love Thaïlande » et le guide qui s’agite devant) !

Après s’être fait décamper gentiment (c’est un des grands sites classés de l’Unesco , la police veille un  peu , en vrai ils s’en foutent) on trouve dans une prairie un spot parfait , à 5h les flics éclairent la tente, ils repèrent le chemin pour le marathon qui commence dans une heure ! Au top pour le lever du soleil, on sera presque les premiers à certains temples  c’est paisible, immense, les éléphants par leur force et les divinités par la foi on surement permis la réalisation de ces temples et palais de pierres !

Les sculptures sont d’une finesse je me demande si aujourd’hui on serait capables de réaliser les mêmes œuvres sans tricher (avec les mêmes matériaux et outils)… en tout cas les fourmis elles rivalisent avec leur palais en terre !

On verra les derniers rayons du soleil sur Angkor Wat, qui nous ramènent à travers la civilisation moderne (qu’on avait du mal à oublier avec tous les appareils photo) !

Le marché des locaux à Siem Reap c’est un mélange d’odeurs, de visions crues et réelles, d’atmosphère vivante, d’abondance et de diversité !

On me regarde intrigué peu de Falang s’y aventure, tout est à l’air, tripes, poissons , fritures, … les caniveaux autour sont immondes , l’eau croupis dans les déchets en tout genre !

Les gens nous abordent plus pour de vrais contacts contrairement au marché touristique du centre où on t’appâte pour acheter des souvenirs, on peut y voir les desserts d’Asie, des genre de bouillies à base de riz , noix de coco, lait de soja, fruits exotiques de différentes couleurs et textures plutôt gluantes ! Sa donne quand même un peu envie, ils sont friands de fast-food  genre saucisses roses et boulettes blanches au contenus  douteux…

On  tombera pour les beignets à la banane, aux légumes, aux patates douces, aux crevettes, les crêpes fourrés à la coco … c’est vrai c’est un peu gras, allez on reprend la route pour faire couler tout ça !

On laisse donc les amis un couple qui continue un périple en Asie du Sud –Est et des frangins qui sont embarqué dans une mission pédalo pour rejoindre la capitale…

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Cochon à la découpe

Cochon à la découpe

Lok Lak

Lok Lak

Bambous fourrés au riz sucré, lait de coco et haricots rouges!

Bambous fourrés au riz sucré, lait de coco et haricots rouges!

magasin ambulant

magasin ambulant

Pour les vaches les restes!

Pour les vaches… les restes!

faire un feu das une cabane en paille!

Faire un feu dans une cabane en paille…

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Palais de fourmis!

Palais de fourmis!

lui aussi!

Benèze…

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Benèze!

Lui aussi…(benèze)!

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Au secours, je me noie!

Au secours, je me noie!

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french team

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errance

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les leaders du parti unique (vedettes du Cambodge)

les leaders du parti unique (vedettes du Cambodge)

Laos

Par défaut

Richesse de sourires

Dès le passage dans le pays , le soleil réapparait on descend la rivière et une toute autre atmosphère nous entoure. Comme des décors rêvés d’un temps où les hommes vivaient dans des cabanes en bois et pailles , cuisinaient au feu et vivaient au rythme des saisons et des astres….

Dès les premiers villages traversés par ces maisons en bois sur pilotis , les hamacs suspendus , les vêtements colorés des femmes ,  les enfants qui animent le village, on s’immerge peu à peu ! La vie c’est dehors , l’école aussi apparemment , on découvre qu’il y a autant d’enfants à l’école que autour !

A notre approche d’un grand village, on est attiré par les couleurs or et rouge d’un temple, c’est un grand espace où vivent des moines et aussi des enfants, apprentis qui reçoivent enseignement et nourriture. C’est la première fois que l’on entre dans un temple aussi riche de peintures, drapeaux, sculptures, des serpents à plusieurs têtes gardent l’entrée , ils les nourrissent de riz !

On ressent que le bouddhisme joue encore un rôle fort par le nombre de temple-monastère et leur entretien, cela change de la Chine et du Vietnam !

En se connectant a internet pleins de nouvelles nous arrivent de la famille, du monde, des conflits et la détresse des Syriens  affecté par ces échos d’ailleurs qui dans notre voyage où on vis l’instant, vient envahir nos pensées ! La connexion internet déconnecte du moment et de l’environnement présent, et n’apporte que des informations difficiles à digérer et à transformer en énergie positive !

En bref, sa plombe !! On goûte au mets locaux , mini crêpes rondes fourrés à la coco et e sticky rice, incontournable qui s’accompagne souvent de grillades !

Peu de barrières dans ce pays, autant entre maisons , champs que pour les animaux qui se baladent dans les rizières bien sèchent à cette saison !

On traverse des décors apocalyptiques d’arbres noyés par la montée des eaux provoquée par la construction d’un  barrage !

Si on ne dort pas sous la tente on demande ans les monastères. Parfois on est bien reçu, des jeunes moines s’en occupent et on découvre leur vie assez désordonnées avec les enfants du village. Le matin ils nous proposent après les fourmis rouges  (j’imagine que sa donne une bonne dose d’acide pour commencer la journée) ,des escargots qu’ils trempent dans une sauce pimentée !

Puis on continue à pédaler dans les jungles  bananiers et arbres géants entourés de lianes, perchés sur les montagnes !

A cette saison sèche , pas d’activité dans les champs , on trouve donc pleins de cabanes farfadesques pour les nuits sous les étoiles, on s’endort avec les sons des cigales mais surtout la musique qui résonne à fond sous les cocotiers des plaines !

Nous voilà entre les dômes velue qui nous rappellent des passages de Chine et de Vietnam, plein de grottes et de rivières a explorer !

Dans un marché une pancarte qui met en garde contre le trafic et la chasse d’animaux sauvages, en effet sur les étals des écureuils, rats, martres  et rapaces  se vendent entre grenouilles et bouts de viandes de buffles séchés !

Du coup, on explore les grottes sacrés transformées en attraction a touristes , on se trouve être sur la « loop » (circuit) des occidentaux qui louent les scooters à Thaket et font le tour des lieux écrits dans le guide du routard ! Les grottes sont chouettes à découvrir comme vestige d’un temps ancien et habitat des chauve-souris, on trouve aussi parfois un lac pour se baigner avec joie , on est pas loin des 35 degrés !

C’est agréable d’échanger avec les vacanciers en tout genre, sur les expériences en voyage , on créer des liens comme avec un couple de Normand rencontrés plusieurs fois par surprise!

Nous voilà au bord du Mékong, d’où on aperçoit la Thaïlande, le fleuve est un géant paisible qui nous remplis les yeux, quelque pêcheurs en barques, peu de trafic fluviale !  Ce fleuve on l’admirera au premières lueurs du jour jusqu’au coucher du soleil, entre rizières et petits villages.

Puis, on entre dans les terres sur le plateau des Bolaven , réputés pour les amateurs de café. On fait escale à Tad Lo un pays magique de cascades avec de belles rencontres d’expats et les retrouvailles des amis français de Jérusalem rencontrés à Guilin en Chine !

C’est un bon moment de détente et de découvertes de la diversité d’expats, de l’américain fière de ses éléphants et son domaine, à un couple qui adopte des jeunes et on un projet de les former à l’hôtellerie-restauration avec cours d’Anglais , à un jeune tchèque voulant bouger mais coincé avec les papiers difficiles à obtenir dans ces régions corrompus et sans loi !

Pour aller aux plantations de café à plus de 1000m d’altitudes, on empreinte les petites pistes, bien cabossés, sableuses et rocailleuses. 60 km de piste bien dégeu, une épreuve pour nous et les vélos. D’ailleurs mon vélo déclare sa première faille, la jante  vient de fendre , sa roule encore !

 

On traverse le fleuve pour arriver à Champasak.

Champasak c’est un village de rizières, cabanes et cocotiers surplombée par de petites montagnes rocheuses et forestières parfois au relief intriguant (vu dans l’Antiquité comme le symbole phallique de Shiva). Les Khmers aidés des éléphants on fait surgir Vat Phu , un ensemble de temple Hindouiste en l’honneur de Shiva. Les roches sculptés , les frangipaniers arbres incrustés dans les roches aux fleurs blanches parfumées, les hautes marches de pierre pour atteindre la source qui s’écoule, nous amène à se sentir tout petit près de cette nature et des forces présentes …

Les frangipaniers accompagnent souvent les lieux sacrés et religieux, en Asie du Sud-Est, c’est aussi l’emblème du Laos.

De ce lieu sacré, maintenant attraction touristique, on se sent à part de cette forme de voyage organisé, planifié , ou les espaces sont des décors à conquérir,  souvent souillé… On ne peut faire abstraction de l’impact de tout ces visiteurs assoiffés de capturer dans leur appareil photo, des souvenirs …

Des européens et chinois se distinguent les laotiens qui viennent se recueillir et prier au pied de Bouddha, achetant encens et autres offrandes. Les enfants recyclent les bouteilles plastiques en les remplissant d’eau de source et les vendant avec un regard vraiment attendrissant ! Spectateurs de ce qui devient une histoire d’argent , on restera observer les touristes , leurs comportement et découvrir tout l’envers d’un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco qui montre une apparence clean avec des incitations à ne pas fumer, bien jeter ses déchets dans les poubelles… La réalité c’est que cela facilite ceux qui lancent les poubelles à 20m dans la forêt !

La nouvelle année se passera dans le village qui ne manque pas de Guest House, et restaurants. C’est calme, on rencontre des voyageurs chouettes (couples et familles) et par surprise le couple Normand, des expats aussi , un Kanak,  et on finira avec des Laotiens qui aiment vivre la nuit musique à fond et bières à volontés !

Puis on continue par  les pistes pour rejoindre les 4000 îles , là où le Mékong part en cascades et se disperse parmi les bouts de terre , repère de baroudeurs des années 80 devenus un spot connus des backpackers !

On s’aventure d’île en île , très peu de touristes, c’est paisible on trouve des lieux parfais au bord du fleuve. Sur une île sans voiture et sans route , juste des chemins entre les champs, c’est la fête ! Les Laotiens ne semblent pas réserver de jour pour les cérémonies, chaque jour est une fête !

Puis on accoste à Don Det , on s’attend à voir du monde , c’est assez brutal, après les bivouacs , les rencontres privilégiées avec les locaux, de se retrouver dans cet univers artificiel de divertissement pour Phalang (mot qui signifie francais, utilisé pour les « blanc », « les étrangers » , entendu chaque jour à notre approche) !

S’échapper pour ne pas tomber dans les pièges de ces lieux où s’enchainent Guest-house, bars, restaurants , Happy cake , qui ont un certain charme, mais entretiennent des relations d’argent pas toujours saine ! C’est d’ailleurs la première fois que l’on nous demande de payer pour remplir nos gourdes d’eau potable ! On continue en espérant trouver un espace qui nous correspond, échanger plutôt que consommer, ne pas s’enfuir mais plutôt rester pour voir , continuer notre étude des touristes, vacanciers … et côtoyer d’autres façons de voyager !

Après une tentative de volontariat, une proposition d’abris avec un harcèlement pour acheter de l’herbe et sauver son bébé malade, ( on découvre bien les relations de dépendance qui se crééent entre les locaux et les touristes). On  atterris au jardin de Nang !

C’est grâce à un couple italo-francais et leur enfant que l’on entrevoit la possibilité d’aider Nang dans le démarrage de son restaurant et surtout dans son projet de camping au bord du Mékong ! Sa maman Mamamia est venue en renfort , Nang loue sa maison et dort dans une petite tente, sa maman dans l’arrière cuisine ! Spontanément on commence à nettoyer la plage des déchets et aider sa mère pour défricher l’espace. Au programme bruler les branches et les plantes grimpantes dont les haricots poilues qui nous réservent quelques démangeaisons aiguës !

Un jeune Allemand dans le même mouv’ reste aussi camper dans le jardin et renforcer l’équipe, il construit de belles marches pour accéder à la plage.

La maman est au petit soin et quand le soleil chauffe et le feu brûle elle nous apporte des smoothies fruités et le café –banane glacé ( délicieux mais moins pour le foie) !

On découvre la cuisine laotienne, les secrets du sticky rice, des rouleaux de printemps , pad Thai et galettes de riz au barbecue !

Du coup, on est fixé pour une semaine et sa nous permet de rencontrer les gens de passage dont de nombreux allemands et français, et un israélien berger sur une ile en Norvège , un bon spécimen qui nous chante du Brassens et connait le marché de Saintes et les petits hameaux de Bretagne !

On apprend aussi des projets farfelus des français à l’époque de l’Indochine de faire du commerce sur le Mékong , les cascades trop dangereuses pour être passées étaient évitées par un rail de chemin de fer traversant les îles , exploitations de Vietnamiens et des tribus locales qui vivaient dans les années 1920 dans les jungles !

Les îles jusque là sont assez préservées pleins de petits chemins peu de béton ,  tout les touristes louant des vélos, et les Guest house restent pour la plupart bien fondu dans le décor avec des décorations et atmosphères cool et gérées par des locaux !

On apprend à quelle vitesse les îles se transforment, les arbres se coupent, quand l’électricité n’était pas courante 20 ans auparavant, maintenant la WIFI couvre la moitié de l’île. Les clichés nous troublent lorsque l’on voit les Resorts aménagés comme sur la côte méditerranéenne d’où sortent des bourgeoises, des tuk-tuks qui transportent des gros blancs-rosés et leur Canon , quand on se rappelle l’histoire c’est écœurant de voir les gens friqués se dorer et les laotiens bosser pour leur confort.

  Les chinois débarquent et investissent au Laos en construisant des barrages hydro-électriques. Ils achètent ensuite l’électricité aux laotiens, surement peu cher, un désastre écologique d’autant que les dauphins vivent dans les eaux proches et sont poussés à migrer perturbés par les explosions quotidiennes. Des ONG se démènent pour protéger l’espèce, mais tout cela est vite oublié lorsque l’argent s’impose !

Au Laos , gouvernement « communiste » à parti unique qui n‘hésite pas à louer toute parcelle de terre. Un laotien a d’ailleurs loué une cascade qu’il rentabilisent en demandant 5 $ pour y accéder !

 

Ce pays nous invite à réfléchir à ce qui est pour nous, occidentaux un pays pauvre, nous n’avons pas vu la détresse et l’exclusion que l’on peut rencontrer dans une grande ville en Europe, nous n’avons pas vu de gens seul souffrir,… Tout au contraire pas de villes bondées mais des campagnes vivantes, des laotiens souriants , aimant les siestes, pêcher,  la Beer Lao  et les fêtes, profitant à fond de cette vie ! Peu de complication , de prise de tête , de normes hygiénistes, simplicité et art de cultiver , de créer !

On a pas ressentis de violence, de colère en eux , pourtant colonisés , victimes de la guerre du Vietnam dont ils n’étaient pas impliqués et aujourd’hui envahit par les chinois !

Les enfants sont sacrément éveillés et très débrouillard, ce qui nous à interpeller aussi sur le rôle essentiel de l’école, puisqu’on voit qu’à l’Ouest les jeunes étudient longtemps pour trouver un travail, et n’apprennent jamais vraiment à vivre par eux-mêmes , ils attendent que la société leur donne une place , une chance d’exister !

On pense qu’une éducation peut être importante pour s’émanciper d’une condition difficile, s’intégrer à l’évolution du monde, bénéficier du développement touristique, et peut-être se révolter contre des injustices mais cela conduit les jeunes à quitter les campagnes pour trouver un travail perdre les liens familiaux et finir leur vie seul dans une maison de retraite !?

Interpellés aussi par le peu de conscience en la pollution du plastique, des déchets , de la destruction de paysages , on a trouvé leur mode de vie des plus proche de la nature, par leur logis, leur nourriture ( exceptés les magasins qui sont un relais des nouveaux envahisseurs tel que Nestlé , Lays et autres inventions qui contiennent plus d’emballages que d’autres choses ) et leur rythme de vie dehors et en communauté !

Les monastères jouent un rôle social important et maintiennent des croyances qui soudent encore les gens, les cérémonies sont toujours accompagnées de chants et prières, de nombreux monastères forment de jeunes moines, les moines reçoivent ainsi nourriture et argent !

On observe aussi que le rapport à la religion est  affaire d’argent et que la relation de dépendance des moines envers la communauté peut menacer leur existence future.

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les mini- crêpes fourrés à la coco, coup de coeur

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séchage de grains de café

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Vat Phu

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combat de coqs

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une rive du Mékong

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Avec la famille italo-francaise

Avec la famille italo-francaise

Sa chauffe

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Galettes de riz au Barbecue avec Mamami

Galettes de riz au Barbecue avec Mamami

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retour sur terre

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Vietnam

Par défaut

Vietnam, on atteint l’autre bout, l’océan pacifique

Arriver au Vietnam on se sent soulagés … Dès les premiers contacts avec les Vietnamiens ont revis ,  ils sont souriants et nous saluent , on avait presque oublié l’interaction, la surprise que l’on provoque , les échanges spontanés !

On est accueillis par Duc , un warmshower dans son mini restaurant Nana, il a notre âge et déjà marié, avec deux enfants ! On découvre son univers et la vie citadine avec les jeunes dynamiques et plutôt casé avec tous leurs rêves et réalités… Certains souhaitent voyager , ils apprennent les langues, d’autres être danseur ou chanteur,  la vie, la famille, ne leur donne pas toujours cette chance,  ils deviennent business man ou docteur !

Traditionnellement, ils vivent près de leur famille en tout cas les fils puisqu’une fois marié ils occupent la maison des parents de l’homme, (comme presque partout). Duc nous confie vouloir un garçon pour la descendance porte son nom et surement aussi prendre soin de lui plus tard !

On est invités d’honneur ici et on goûte au plat typique Pho , des nouilles au riz avec de la viande, assez simple sa se trouve partout ! La nourriture est carrément excentrique pour nous, petits oiseaux grillés, grenouilles, souris, cœurs, enfin tout ce qui peut se manger y passe !

On va a une foire nocturne et on découvre des sucreries de cacahuètes caramélisé avec des galettes de riz au sésame, surement leur pain avant l’arrivée des baguettes ! Le concert c’est en mode star Academy avec des jeunes qui imitent les stars, quelques belles voix et un groupe à la mode au Vietnam , des gars assez androgynes qui font un peu pensé à Tokyo Hôtel avec un jeu de scène sympa !

C’est délire la vie nocturne dans les villes, les anciennes préparent leur sirop , infusion, jus (souvent à base de racines, gingembre, curcuma) , tabac (les bangs se trouvent partout) et amènent leur stand ambulant , mini tables et chaises et les jeunes, familles se retrouvent là ! C’est sain et sa permet de faire le lien entre les générations, les anciennes ont un sacré rôle social !

Auprès de ces jeunes qui ont notre âge et une vie complètement différente , ils travaillent ont des ambitions professionnelles,  on observe le piège de l’argent pour satisfaire plus que ce dont on a besoin, qui amène à consommer sans plaisir, gâcher et désirer plus ….

Au Vietnam dans chaque magasin ils mettent un petit temple, de l’encens et de la nourriture surement pour la prospérité… les temples que l’on croisera seront soit anciens et abandonnés avec un cadenas à l’entrée soit tout neuf ou en rénovation parfois avec l’entrée payante sans vie à l’intérieure!

Les maisons sont uniques et colorés , les architectures originales font penser aux maisons coloniales, elles semblent  toute assez neuves !

On longe la mer, cap au Sud, sans vraiment la voir. Sur le bord des routes les gens construisent si bien que l’on ne sait jamais si on est dans un village ou entre deux…

Les mômes sont quasi tous à bicyclettes et aiment faire la course ou nous accompagner !

Avant l’arrivée à Ha Long on est explosé, la pollution du trafic, les camions poussiéreux, les travaux, les méga usines, les montagnes mises en morceaux, des tapis roulant sur l’océan et des routes sans issues ! Impossible d’accéder à la mer pour camper , juste un espace tranquille introuvable !

Le port de pêche avec ces maisons sur l’eau, ces bateaux en bois et barques colorées à son charme, les dômes rocheux velues de végétaux rappellent Guilin dans le centre de la Chine !

Chouette accueil chez une couchsurfeuse, en voyageant à vélo sacoches même dans ces lieux touristiques , on se différencie et les gens nous considèrent avec curiosité et pas seulement comme des portefeuilles !

Le couple est super , elle est ouverte et pose plein de questions, on goûte les beignets de patates douces ( notre coup de cœur gustatif).

A Ha long , on prend de la hauteur sur une montagne pour une vue panoramique sur la baie et les usines,  de longs bateaux acheminent les ressources puisées ! Le développement touristiques ( avec les attractions d’une ville moderne et les constructions futuristes) et commerciales s’accompagnent ! On flâne sur le port et on nous apprend qu’il y a 5 ans c’était un village sur l’eau maintenant pour raison sanitaire (trop de pollution) les gens n’ont plus le droit de vivre sur l’eau ! ( par contre les exploitations de charbons et autres activités industrielles, aucun soucis…)

On apprécie le marché avec une partie fruits de mer et poissons qui est un vrai aquarium , le Pacifique regorgent de trésors qui finiront dévorés !

Surtout on aime se poser et voir l’agitation des vendeurs de poissons et crustacés ( sa foisonne et tout se fait avec la crevette, beignets de crevette, soupes de crevettes, crevettes grillées,… « Booba dans Forest Gump »)

On imagine faire du stop pour tenir le timing tamponné sur notre passeport, on tente une fois on nous demande de l’argent, finalement on choisit une frontière plus proche et un itinéraire , par les plus petits axes dans les terres !

Dans les maisons où on est accueillis, ils ont potager et mares, les meubles en bois sculptés (dont on voit les ateliers un peu partout), les portrait de famille et Ho Chi Minh .

Les panneaux du gouvernement montrent un Vietnam fort avec le développement économique. En gros bosser pour votre pays puisque vous avez gagné votre liberté !

Le soleil revient et on prend des couleurs , les températures sont nickels pour pédaler ! On est halluciné par le nombre d’églises parfois même des cathédrales dans chaque petit bled et toutes repeintes , bien entretenues souvent les gens font leur potager dedans !

Lorsque l’on est reçu par une famille c’est la grande fête , pour l’occasion ils invitent les cousins et amis et tuent le coq. Avec nos quelques mots de Vietnamiens , l’anglais des enfants et nos photos et dessins, on échange bien ! Sa trinque fort entre Viêt et français, on invente une nouvelle histoire, pacifique ! L’ancien sort sa bouteille de cognac Henessy et initie son petit fils de 3 ans ! Chez eux, se trouve la vierge Marie, Jésus au dessus du lit, et l’horloge parlante chrétienne près de Bouddha , on est intrigué par leur foi, convertis de force, par intérêt, par conviction ?

Beaucoup de monde sur et au bord des routes , on trouve un endroit sous un arbre près d’un cimetière où on pense être au calme .

On est réveillés (on se couche tôt, il fait nuit à 5 h et on roule bien) par la police , un dur à cuire qui nous demande de partir pour notre sécurité , accrochage, finalement il nous accorde de rester pour une nuit ! On lui aura proposé un coin au chaud dans la tente, pour notre sécurité, en vain…

Puis on se régale des décors , entre les forêts où ils récoltent la sève,  reliefs vallonnés,  buffles, rizières,  palmiers et bananiers, mômes à bicyclettes, et toujours ses églises démesurées !

Un lac où l’on se plonge avec joie ,le soleil nous sèche et on admire les buffles noirs pataugeant dans la boue en compagnie des aigrettes blanches et délicates ! Maintenant ce sont des maisons en bois et toit en paillage , confondu magnifiquement avec le décor !

Pour la suite on sera invité plusieurs fois à manger , boire le thé, puisque on traverse  une province de terrasses d’arbustes à thé !

On est repérés de loin , les enfants et gens nous ratent pas quand on passe, parfois on se demande s’ils nous guettent pas !

Les derniers jours seront bien arrosés par la pluie fine et continue de cette région plutôt humide, ce qui n’empêche pas les fermiers de labourer avec leur buffle !

Dans un petit village où on s’abrite de la pluie on assiste à la saignée du cochon une activité collective qui anime le bled et occupe la journée ! Du coup on nous propose de goûter les tripes et le boudin noir chaud, Dylan sauve la mise en trinquant !

Près de la frontière on rattrape une plus grosse route et on aperçoit des cyclos, (invisible depuis plus de 3 mois) , dans la ville pour trouver des dollars c’est chez le bijoutier , on sent qu’il y a de l’arnaque organisé, au café c’est pareil , on tente de nous taxé le double, …

Après avoir bien ramassé la pluie toute la journée, on se pose dans un petit temple privé, pas de Bouddha à l’intérieur , on espère pouvoir s’y réfugier pour la nuit. La présence de l’hôtel en face, ou la méfiance des gens font qu’il nous laisse dormir sous un petit auvent au bord de la route inondée ! Nuit réveillé par les premiers camions qui passent la frontière , on observe les gens tout équipés contre la pluie en s’encourageant à décoller  !

Ce passage au Vietnam un peu express à notre goût nous a carrément replongé dans l’histoire de la France, de la colonisation , des guerres … Un passé qui est loin de nous enchanter et nous interroge sur l’image que l’on a, les traces laissées, …

Au Vietnam on a retrouvé des indices de la France, l’ambiance des cafés, les boulangeries, églises, le lait de vache, les mots communs,…

On a particulièrement apprécié, les sourires, les salut, leur spontanéité , curiosité, simplicité , et leur compréhension sans parler la même langue, surement que leur histoire les a amenés à avoir des relations avec des étrangers !

On se demander parfois, s’ils nous jugent, accusent , de par la nation que l’on représente, ou est-ce qu’ils ont pardonné et sont fiers de leur « indépendance »? (on s’imagine que la France garde certains privilège et rapports d’intérêts avec ses anciennes colonies).

On a beaucoup  gobé les bananes , dégusté les beignets de maïs et patates douces , mangues et ananas. On admire les vélos, les charrettes tirées par des buffles avec des fermiers souriant avançant tranquillement, les lits douillets offerts, l’eau potable facile à trouver !

Surement moins aimés les hommes souvent bourrés, les prix touristes, les réveils tôt  (même si après c’est toujours bien) , les buffles/chiens/cochons éventrés et les têtes posées sur la table, les déchetteries de bord de routes, les camions et bus qui roulent comme des fous, la peur des gens d’être volés et toujours tout cadenasser jusqu’aux lieux de cultes, et l !

Après un long col sous la pluie battante, dans les nuages on atteint trempé et gelé la frontière Vietnamienne et là on nous demande 1 dollars pour mettre le tampon, on refuse malgré que l’on rêve de se mettre au chaud et a l’abri, … on endure jusqu’au bout !

Il accepte finalement et on passe dans la brume une frontière un peu fantôme , le visa fait en 5 min sans scanne ni regard sur nos bagages , … on descend vers le soleil du Laos !

la frontière entre Chine et Vietnam (deal d PQ)

la frontière entre Chine et Vietnam (deal de PQ)

terrasse de thé , notre refuge d'une nuit

terrasse de thé , notre refuge d’une nuit

traction au buffle

traction au buffle

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pour rouler les gens se protègent

pour rouler les gens se protègent

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églises

églises

un cimetière chrétien

un cimetière chrétien

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cyclo porteur a rallonge

cyclo porteur a rallonge

exploitations de charbon

exploitations de charbon

on partage la route avec les charettes

on partage la route avec les charrettes

Accueillis en couchsurfing

Accueillis en couchsurfing

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une grand-mère en tenue traditionnel

une grand-mère en tenue traditionnel

La team du restaurant pour le midnight lunch

La team du restaurant pour le midnight lunch

Avec Duc

Avec Duc

le marché d'Ha Long

le marché d’Ha Long

chez une famille

 

Chine: fin

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La Chine Episode 3: squat de temples et régiment de bananes

Guanzhou (Canton), interminable, des villes a touche touche , un jour et demi (150 Kms) pour quitter les tours et grandes avenues,  ce qui nous amène à camper en ville au bord de la rivière sur un bout d’herbe , près de potagers urbains.

En Chine les gens par plaisir et besoins cultivent chaque mètre carré de terre que les projets immobiliers ont bien voulu épargner, que ce soit près d’un axe routier , d’une décharge où dans des boites en polystyrène !

Canton, c’est une mégapole qui avec son port internationale et la proximité d’Hong Kong attire les capitaux du monde entier, là où la mode et les innovations se lancent et envahissent après le reste du monde!! C’est étrange dans ce pays si peu métissé de voir un quartier africain, plusieurs communautés sont représentées , un grand marché mondial !

Un passage infernal de camions, poussières sur la route de l’exploitation mondiale du marbre ( ce qui correspond a des montagnes rasé et surtout des kms d’usines avec le bruit aiguë et perçant du métal qui fend la roche !), sûr on ne regardera plus jamais une pierre tombale de la même façon !

De chouettes passages sur les petites routes de la campagne chinoise, la pluie est au rendez-vous pendant une semaine et on s’abrite comme on peut, l’accueil chinois n’étant pas spontané ! On trouve refuge dans les temples ce qui chatouille la curiosité des locaux et nous amène à de beaux échanges et des repas partagés ! On découvre aussi les  temples bouddhistes et taoïstes, anciens et modernes, les deux étant souvent désertés !

Puis nous voilà entre champs de canne à sucre et bananiers, alors on fait les pandas et singes avec grand plaisir !  Ils récoltent les cannes à la main et elles sont acheminer par de vieux camions jusqu’à la fabrique de sucre, impressionnante ! Pour les bananes, elles sont cueillies vertes et entreposé pour murir. C’est des kilos une grappe de bananes, il y en a tellement qu’on nous en offre jusqu’à avoir toutes les sacoches pleines !

On passe sur de petites routes bien défoncées et parfois inondées après l’épisode pluvieux ! C’est pour nous une Chine tout autre dans le sud !

Bon rythme pour arriver  à la frontière avant la fin du visa, les derniers jours on pédale à quelques kms de la mer. On espère la voir, s’y plonger ce sera un rêve jusqu’au bout !

On traverse les villes à toute vitesse laissant derrière nous les rivières  pollués, les silhouettes de buildings et les usines.

La dernière nuit en Chine sera dans la baie où s’écoule la rivière qui sépare la Chine du Vietnam, on admire le couché de soleil sur la mer. Quand un an auparavant on lézardait sur la côte Grecque nous voilà devant l’Océan Pacifique !  De nombreux pêcheurs sur leurs bateaux en bois, où des petits canots en bambous, des femmes portant les chapeaux chinois et de nombreux vélos! On passe la frontière qui se trouve dans une ville, grouillant de monde et de bruit, on est ravis de changer de pays !

De ces trois mois en Chine on a sans cesse affiné notre vision de ce pays et de ce peuple qui nous semble si loin de nous et de ce que l’on souhaite pour aujourd’hui et l’avenir de la planète !

Les chinois sont un des peuple les plus primitifs, proches de la terre, du sens cru de la vie. Par leur langue qui n’a pas changés depuis son origine et leurs visages archaïques ! Peut-être qu’une partie de nos difficultés vient de leur rapport à la vie, à la mort, à leur comportement parfois rustre ! Lorsque nous à l’Ouest nous nous sommes détachés de notre instinct par la langue (littérature), la science, la vie moderne et hygiéniste …

Aujourd’hui, ils s’emparent de cette modernité avec sauvagerie et aveuglement, la fermeture du pays au temps précédent explique surement le replis sur eux-mêmes et leurs peurs en nous rencontrant ! On a aussi ressentis parfois de la tristesse et de l’épuisement particulièrement pour les anciens, qui travaillent comme des esclaves sans presque jamais s’arrêter, une programmation depuis plusieurs générations.

On a pas toujours réussi a voir le beau dans ce pays en pleine expansion et colonisation, mais on a beaucoup appris sur une partie de l’évolution du monde, et on respecte profondément ces gens qui cultivent la terre et vivent avec une très grande simplicité que l’on a pu rencontrer dans les campagnes !

Ce qu’on a vu et vécu de surprenant en Chine :

  • Balayer les auto-routes avec un balaie en bamboo, et racler les talus à la bêche sur plusieurs kilomètres (ne nous demandez pas pourquoi…)
  • Les architectes chinois on tous eu la même formation : Soit des grandes tours de plusieurs étages toutes identiques, ou des maisons en brique rouge carrées, grillagées à chaque fenêtres.
  • Cracher et lancer tout au sol, sachant que c’est eux-mêmes qui nettoieront juste après
  • Refuser de se faire servir à manger puisqu’on est étranger
  • Arriver dans un endroit et laisser les gens qui nous ignorent par timidité
  • Répéter une dizaine de fois ta nationalité avant que quelqu’un comprenne!
  • Manger du riz trois fois par jour ( soupe de riz, nouilles de riz, galettes de riz ….)
  • Compter jusqu’à 10 avec une seule main
  • Manger des pattes de poules, des saucisses de toutes les couleurs et des œufs sans coquilles, bien sûr on trouve aussi des chiens à la découpe ou à la broche !
  • Et si t’a pas We Chat, t’existe pas en Chine ( Le réseau sociale chinois)
  • Le téléphone c’est plus qu’un ami, pas de soucis pour trouver la Wifi
  • Ils ne boivent que de l’eau chaude, du coup pas pratique à transporter sur le vélo. (L’eau chaude fait fondre les gourdes…).
  • Les bus sont tous intégré d’un klaxon et les chauffeurs en usent et en abusent !
  • Tout jeter à la rivière comme ci les poissons manger le plastique !
  • Manger les pizzas avec des gants en plastique, c’est livrer avec ! ( hygiénisme insensé pour nous)
  • Des noms rigolots, ziziqu, kong, chi chong (où ils fument tous le bang en bambou)
  • Demander son chemin lorsque il y a plusieurs fois le même nom de bled dans la région

Voilà c’est notre vécu en Chine qui est un vaste pays dont on a pu voir qu’une petit bout. Malgré tout on a vécu de forts moments dans les lieux de workaway et on a jamais eu de problème pour camper, c’était toujours OK !

le arbres s'adaptent

le arbres s’adaptent

Guanzhou

Guanzhou

pas de baignade par ici

pas de baignade par ici

eh oui les grand-mère sont rebelles en Chine

eh oui les grand-mère sont rebelles en Chine

la trouvaille de bord de route

la trouvaille de bord de route

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abris pendant 2 jours de pluie

abris pendant 2 jours de pluie

repas partagé avec les fermiers et Mao

repas partagé avec les fermiers et Mao

le refuge au temple moderne

le refuge au temple moderne

Quand un camion double un camion sur les petites routes

Quand un camion double un camion sur les petites routes

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fabrique de canne à sucre

fabrique de canne à sucre

coucher de soleil sur le Pacifique

coucher de soleil sur le Pacifique

la frontière est proche

la frontière est proche