Ouzbékistan

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L’Ouzbékistan à la saison des pastèques et des fleurs de coton

Lorsque l’on passe la frontière, toujours avec nos deux acolytes Simon et Ombeline, c’est fouille intégrale jusqu’aux photos et ordinateur ! C’est une file interminable d’au moins 1 km, on passe prioritaire en étant « touristes européens » !

Watermelon eat, eat!

Watermelon eat, eat!

De l’autre côté c’est encore le désert sur 500 km avant d’atteindre Khiva, une ville ancienne, forteresse importante de l’histoire du Khorezm, la région du sud du pays. En effet, on apprendra dans un musée qui retrace les différentes époques, invasions, évolutions des peuples Ouzbeks, l’histoire de cette contrée fertile.

Après la frontière nous arrivons dans le premier village, il est tard pour faire du stop et pas un camion nous dépasse. On envisage de rester la nuit et tenter le lendemain, puisque les policiers nous on dit qu’il n’y avait pas de train.

Guidés par de bonnes étoiles on est invité d’honneur dans un train qui s’arrêter là au moment ou Ombeline arrive sur le quai, nous voilà embarqués avec nos vélos pour on ne sait quelle destination…

C’est drôle d’être propulser là, ce sont des Tadjiks qui partent de Moscou pour retourner chez eux à Duchanbe, en 5 jours de train ! On observe les abus des officiels qui se font lécher les doigts par les employés et sont fiers de faire des croisières à Dubaï ! Le reste du train c’est des gens curieux avec qui on peut ressortir quelques mots de Farsi, malheureusement l’alcool circule et endommage certains.  

king breakfast

king breakfast

Réveil Khiva

Réveil Khiva

Au matin on est dans une gare, Meskin, impossible a trouver sur notre carte, puis on découvre que Khiva est seulement à 2 jours de vélo ! On longe rivières et canaux qui irriguent les champs de coton, de riz et de pastèques. Baignade et coups de pédales,  on est souvent  invités à manger, par des imams, ou pour trinquer pour beaucoup d’autres ! Dans les villages les enfants sont heureux, on nous saluent partout, sa nous donne de l’énergie ! A Khiva on s’empresse de se poser à Alibek  Guest house, on a besoin de s’enregistrer dans les auberges tout les 3, 4 jours, contrôle et sécurité de la population nous expliquera un guide.

Quelques jours à Khiva on apprécie le charme de la vieille ville, en pleine été c’est la saison calme, les petits déjeuners gigantesques sur la terrasse, le festival de danses traditionnelles qui anime la ville,…

 

On découvre les richesses de l’artisanat, de l’élevage du cocon de soie jusqu’au tissage des tapis, la finesse du bois sculptés, les vêtements traditionnels en coton, les toques en poils de moutons autant pour l’été que pour l’hiver !

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On apprend aussi beaucoup sur les échanges de la route de la Soie qui permettent des avancées sur la médecine, la physique, les sciences mais aussi les visions du monde, l’art et l’artisanat.

les tisseuses de soie

les tisseuses de soie

danses festival

danses festival

Pour irriguer les champs de coton, culture intensive étant le 3 ème pays producteur au monde, l’eau est puisée  en grande quantité causant l’assèchement de rivières qui nourrissaient la mer d’Aral, qui aujourd’hui à presque disparu !

On retrouve Daniel l’ami hollandais et on repart sur la route de Boukhara une ville historique aux monuments bien préservé, vestiges des empires et riches des échanges de la route de la Soie.

Sur ce chemin de belles rencontres, enfin avec des femmes qui nous invitent à leur banquet puis des hommes avec qui on finit la soirée. Ils vivent simplement au bord de la rivière Amurdarya, pêchent, et s’occupent de l’irrigation des champs alentours. D’ici à Boukhara, un désert brulant, une grande route au béton noir juste étalé, parfois des oasis avec des restaurants de routiers. On choisit de faire du stop à 5, on trouve chacun des camions et on se retrouvera chez une Warmshoweuse dans la ville. C’est une ébullition de rencontre de voyageurs à vélo, comme une grande famille qui se retrouve, avec chacun ses aventures, motivations et itinéraires.

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Symétrie imparfaite

Symétrie imparfaite

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Stop camion à 5

Acrobatique

Acrobatique

Turquoise

Turquoise

 

 

 

 

 

 

 

 

Les monuments sont impressionnants, les mausolées, caravansérails, et minarets sont majestueux. Le bleu turquoise, l’ocre des pierres dans le soleil couchant, les détails des boiseries,… captivant.

La dimension touristique transforme la plupart des monuments en attraction payante et les activités ancestrales deviennent un moyen de gagner de l’argent. C’est dommage d’être appâter sans cesse et de devoir payer pour entrer dans une vieille mosquée où à l’intérieure on te vend des objets souvenirs ! Voilà ou amène le tourisme de masse, des relations intéressées pendant que des enfants ramassent les déchets sur les trottoirs !

 On se souviendra, de toutes leurs bicyclettes, des artistes peignant et photographiant avec émotions, les repas sur le tapis entre voyageurs….

On quitte Boukhara avec un couple d’Allemand et Antoine. On se sépare 2 jours plus tard, eux souhaitent visiter Samarcande, la grande capitale historique. Nous on a eu notre dose des villes touristiques et préférons pédaler  dans les montagnes !

On s’arrête dans quelques hôtels pour avoir des registrations, l’occasion de se reposer et d’être au frais en journée sa chauffe autour des 40 degrés ! De beaux moments avec les Ouzbeks qui sont spontanés et nous invitent chez eux, ils vivent avec toute la famille et les animaux. Mémorable, de se retrouver avec un dompteur de serpent et de faire des briques en terre. Étrange de trouver un python au milieu du jardin comme animal de compagnie, et de voir danser le cobra ! On sera aussi invités à un mariage, grande cérémonie, grand festin avec les fameux tubes de l’été !

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mariage party

mariage party

les mains dans la terre

les mains dans la terre

Le python membre de la famille

Le python membre de la famille

On remonte la rivière pour passer deux cols dans les montagnes, c’est un passage magnifique, les couleurs, les villages où les maisons sont façonnées avec les matériaux sur place, les troupeaux à toutes les altitudes ! Après environ 2 mois de plaines et de déserts, les cuisses apprécient les cotes !! On admire le bâti des maisons, tout est fait en terre, paille, pierre et bois, un vrai savoir-faire ! Les montagnes sont arides, des formations de roches jamais vu avant, parfois autour des rivières du vert, des fruitiers et des près pâturés !

les vendeurs de pomme avant le col

les vendeurs de pomme avant le col

A d’autres moments c’est des paysages lunaires, des bergers au milieu d’une étendue ensablés entièrement couvert sous le soleil écrasant de l’après midi !

Dans les villes on apprécie les bazars pour trouver des fruits et légumes frais, du miel et du bon pain !

Après nos 10 000 premiers  kilomètres, on arrive plus tôt que prévu près de la frontière Tadjiks, du coup à Denov, on rencontre un local qui nous conseille d’aller à des cascades Sharshara, au début à 15 km il rectifie ensuite, c’est à 60 km dans les montagnes. On remontera la rivière jusqu’à cette fabuleuse cascade, le lieu de pèlerinage des Ouzbeks où ils viennent se ressourcer, et déposer leurs vœux. C’est rempli de monde, on est les seuls étrangers, partout des pique niques, des espaces pour dormir. On rencontre des voyageurs Ouzbeks originaux partis en road trip artistique révéler les richesses de leur pays ! Peintres, photographes, vagabonds, ils sont pleins de vie et de talents !

Vegetable barbecue

Vegetable barbecue

Sharshara

Sharshara

les artistes vagabonds

les artistes vagabonds

La dernière soirée  près des vaches et des champs de cotons on recevra encore beaucoup de sourires d’enfants, échanges en un mélange de langues, des anciens qui nous apportent le tapis, le çay et des frites ! Des attentions, des surprises, l‘Ouzbékistan sera pour nous un concentré de richesses humaines autant dans l’histoire de ces peuples, des savoir-faire que de  générosité et d’amitiés.

Amis d'un soir

Amis d’un soir

On sème des petits vélos en fil de fer, des cuillères en bois et des bracelets porte-bonheur, on emporte de l’énergie lumineuse et des souvenirs dans le cœur !

10 km avant la frontière on rencontre Alix, un fougueux cyclo-vagabond Alpino-Breton, et Jan un bon vivant cyclo Hollandais ! C’est donc à 4 joyeux cyclos que l’on entrera et quittera l’Ouzbékistan.

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