Iran

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L’Iran en camion, en autobus, et à vélo, d’Ouest en Ouest

C’est une tornade de rencontres furtives, de discussions profondes, de révolutions vécus ou fictives, du présent/ ici, subit au futur /ailleurs, rêver ! C’est la vie de jour et de nuit comme les chats et les souris, c’est un jeu de cache-cache !

Quelques passages marquant de notre périple d’un mois et demi en terre iranienne:

Épisode 1 : l’arrivée en Iran

Nous arrivons en Iran le 24/02/1395, soit le ۲۴/۱۳۹۵/۰۲) en Farsi, du calendrier Persan (Les années sont comptées à partir de l’hégire, soit l’an 622 du calendrier julien).

Les premiers coups de pédales sa donne la température ! Eh oui, le chador et le pantalon c’est obligatoire alors allons y avec le sourire ! On commence par pédaler dans les gorges en longeant la frontière d’une partie de l’Azerbaïdjan, les montagnes sont époustouflantes de reliefs, couleurs, fleurs ! Première nuit avec les éleveurs de poissons, on apprend nos premiers mots en Farsi, on découvre le petit-déjeuner sur le tapis et le pain crêpe !  On picore les premiers fruits de l’année, les mures dans les arbres !

C’est le pique-nique Day, surpris de voir toutes ces familles au bord de l’eau cuisiner et jouer au volley ! L’ambiance c’est comme des vacances d’été, relax ! Les gens sont joyeux, nous saluent, nous offrent le thé… C’est comme si on rentrait chez nous après un long voyage !

Le rythme change drôlement, les rues sont désertes au moment ou le soleil est le plus haut dans le ciel, les gens sortent le matin et le soir ! Les villages en terre-paille sont fondus dans les roches alentours, les mosquées sont différentes, plus discrètes et moins nombreuses qu’en Turquie !

La première ville sera Jolfa, on entre dans une « Free-zone », on apprend que c’est un espace économique de libre-échange, sa veut dire sans taxe pour les produits venant de l’étranger ! Drame, à notre sens, en voyant Colgate, Coca-Cola, Nestlé et Cie envahir les vitrines !

Les premiers temps à vélo sont épuisants, la chaleur, les klaxons, photos de familles, gentlemen qui veulent nous sauver en appelant un taxi ! On décide d’aller plus vite à Téhéran, on embarque dans une des fameuses camionnettes bleues qui sillonne le pays ! Après un coup d’accélération on arrive à Shabestar on se ballade entre les familles, sans tout comprendre on finit chez un jeune qui vient de revenir au pays après avoir vécu à Dubaï !

On apprend beaucoup sur la culture iranienne et la vie artificielle de Dubaï, il nous aide à trouver un bus de nuit pour Téhéran et on se réveil à Azadi square ! Plongeons dans la jungle du trafic de la capitale,  nous voila dans le nuage de pollution, de bruit, de consommation !

Accueillis par Ensié (cyclo féministe) puis Maryam et Massoud , un couple actif dans le Vélo club iranien, ils organisent des journées à vélo et des conférences de voyages! On squat leur atelier de vêtements avec David un cyclo catalan partis d’Istanbul pour atteindre Pékin ! On fait une soirée avec nos amis cyclo-suisses, dans l’ambiance nocturne de Téhéran !

conférence cyclo-voyageur avec beaucoup de femmes

conférence cyclo-voyageur avec beaucoup de femmes

Massoud et Maryam, parcs du Nord

Massoud et Maryam, parcs du Nord

Mosquée du centre

Mosquée du centre

Épisode 2 : les visas à Téhéran

La course des visas c’est en quelques mots : du stress, la ville a traversé en métro, beaucoup de papiers et parfois des choix difficiles!

On entame le visa Ouzbek et Tadjik pour cela on a besoin d’une lettre de l’ambassade de France, on découvre comment est représenté la France à l’étranger ! Chef d’entreprises multinationales qui fait de l’humanitaire et du dialogue interculturel ! En tout cas, l’accueil pour les iraniens qui souhaitent se rendre en France c’est déplorable : des heures d’attentes et souvent pas de réponses !

On choisit de ne pas tenter le visa Turkmène suite aux échos des amis qui sont contraint après 2 semaines d’attentes de prendre l’avion… On prend l’option de l’Azerbaïdjan en e-visa (en ligne), que des embrouilles, des dizaines d’échanges mails, des problèmes de virement, interminable ! Pour d’autres sa marche en quelques clics !

On fera le visa Tadjik en E-visa , du premier coup ! On nous recommande aussi de faire le visa chinois qui est facile à obtenir à Téhéran et peut être impossible en Asie centrale…

Une matinée de papiers et de booking hôtels et c’est gagné pour 3 mois en Chine, le temps et compté, on a jusqu’à mi-septembre pour rejoindre la frontière !

Téhéran la capitale, c’est une épreuve juste de traversé la rue, le corps est épuisé de ressentir  l’air toxique, de voir les injustices, les enfants qui travaillent, l’excès de tout, juste persiste l’envie de quitter la ville au plus vite !

Épisode 3 : vadrouille en stop du Nord au Sud

On s’accorde un break vélo pour avaler les kms sans efforts et sans argent! On part du sud de Téhéran pour se laisser porter au fil des rencontres sur le chemin…

C’est agréable et en même temps on est conscient que parfois notre laisser allez est source de situations incontrôlable ! Dans ces moments la, on se doit d’accepter que la vie choisit pour nous la destination et la tournure de l’aventure ! Alors sa devient un jeu !

En Iran ils ne connaissent pas vraiment l’autostop mais ils s’arrêtent toujours et on leur dit « Salavati » ou « no pool » en camion pas de problème ! Le plus délicat c’est d’expliquer que c’est un moyen de transport à part entière.

Sous la tente au son de la guitare

Sous la tente au son de la guitare

Une première nuit à Qamsar pour la fête de l’eau de roses, repas Kurde, chicha avec les anciens et échanges avec l’original guitariste de rue !

On rejoint ensuite Ali dans sa tour des merveilles à l’entrée du désert, immersion dans son environnement. Chouette, on apprend sur la tradition du village et sur l’Islam, en visitant la grande mosquée.

On va ensuite explorer Yazd, la ville dans le désert est surprenante, de petites passerelles un grand bazar et des jeunes qui nous guident puis on se retrouve invité dans une famille. On ressent l’envers de l’attraction touristique avec la mendicité des enfants et la marchandisation de l’héritage culturel !

désert et chardons

désert et chardons

Le lendemain en route pour le sud on traverse le désert en camion. On dort dans un parc public, en Iran c’est vraiment sans crainte, la confiance en l’autre est inné. On se questionne entre la relation alcool, danger et méfiance et aussi sur la force bienfaitrice de la foi qui offre un refuge dans les moments d’égarements. On trouve leur vie plus saine et respectueuse.

On fait une grande distance jusqu’à Marvdasht (Persepolis) où vie notre ami routier Nader et sa famille, on est invité à un fabuleux repas : riz au safran, poulet grillé, légumes, salades, yaourt. Expliquer ce que c’est être végétarien c’est tout une scène !

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Délicieux repas, jamais sans riz

On espère aller visiter l’ancienne cité Persépolis avec eux dans la journée, mais avant on fait connaissance avec toute la famille, bracelets avec les jeunes filles et jeux de cartes… lorsque l’on part enfin il est 19h et la billetterie est fermé on est déçu. On aimerait venir camper pour être tôt le matin, on est un peu coincé. Le soir c’est un grand banquet avec la famille, le cousin est prof d’anglais on sympathise. Le lendemain on rend visite à des écoles où ils apprennent l’anglais dans des villages puis on rencontre un couple de catalan en vélo sous la chaleur. On les retrouve le soir lorsqu’on arrive (trop tard encore pour les billets) après un coup de téléphone on nous permet donc d’entrer, visite éclair en 30 min avec les gardes aux fesses ! Nuit en camping ou l’on commence à souffler un peu et se raconter l’emprise des iraniens qui souhaitent absolument faire le mieux pour nous sans se rendre compte de nos besoins et envies… Improbable, la famille de Nader nous retrouve dans la foret et commence à poser pleins de questions, pas de repos possible…

les amis catalans

les amis catalans

Persépolis

Persépolis

A  peine sur l’autoroute, un camion s’arrête, il va au port de Bandar Abbas comme la plupart des camions. Ali est très sympa comme tous les routiers qui nous embarquent dans leur cabine tout confort ! Pour communiquer avec eux on utilise un album photo, des dessins et nos mains. On maitrise pas encore le Farsi !

Ali le routier d'Isfahan

Ali le routier d’Isfahan

Ali nous lâche au croisement après nous avoir offert le repas de falafels, nous on trace vers Jam et Siraf , faire un plouf dans le golf persique. On est embarqué entre voitures et camions , on découvre les montagnes arides au son de musique iranienne . Dans les villages les femmes sont belles pleines  de couleurs vives.

On atterrit de nuit à Jam, on campe entre les citronniers. On est invité pour le petit déjeuner dans une famille de deux enfants, la maman apprend l’anglais pour pouvoir communiquer avec les étrangers qui viennent principalement à Shiraz. Ils nous emmènent jusqu’à la mer ! Le vent est décoiffant, la chaleur écrasante on reste une journée à dormir comme tout le village. On ne prolonge pas le séjour on reprend la route après un passage dans la petite maison d’un Ouzbek qui vie avec des autruches, oies, canards,…  

Golf persique

Golf persique

On décide de remonter par les montagnes du Zagros , prendre de l’altitude et échapper au climat désertique qui est synonyme de non-vie. Du coup à peine sur la route on s’échappe vers le nord, on aperçoit les puits de pétrole et les montagnes sèches sans verdures, sans eau, seules les forêts de palmiers résistent ! C’est le pays des dattes ! On traverse les montagnes, rivières turquoise, des ruines de caravansérails,… c’est beau !

Zagros montagnes

Zagros montagnes

On fait une grosse sieste sur le tapis de la cabine, et nous voila sur le bord de la route avec les vendeurs de pastèques. On intrigue les gens qui se demandent d’où on vient où on va à pied, un jeune homme qui souhaite aller en Europe nous aide à trouver un camion ! C’est un homme vraiment généreux qui comprend tout de notre histoire sans parler anglais. On arrive dans des plaines cultivées, pleins d’arbres fruitiers  c’est bon de revoir du vivant ! Il a fait la guerre en Irak , il a été blessé gravement et après cela il est devenu routier.

Le lendemain on lève le camp avec le bruit des camions de chantier, on roule un peu puis on s’arrête à la rivière , les paysans fauchent à la main, et les apiculteurs veillent sur les abeilles pendant que l’on se baigne dans l’eau fraiche ! On rencontre une famille qui nous invite dans leur village, ils cultivent le blé et le riz , à la main et se déplacent en âne. Dylan tente de pêcher au filet…. On attise la curiosité au village, tous les enfants viennent nous observer dans la maison !

Tissés des bracelets, créer des liens

Tissés des bracelets, créer des liens

Puis on repart dans les montagnes après un malentendu en stop on se retrouve chez un professeur d’anglais dans un petit village ! On partage le repas et il nous emmène découvrir les puits de pétrole (on lui explique notre vision de cette énergie) et surtout la cascade et on fait le tour du village en nocturne. Je me retrouve en tenue traditionnelle, on apprend beaucoup sur le mariage qui est un passage crucial de leur vie.

tenue de fête

tenue de fête

On est ensuite embarqué en taxi jusqu’à la police de la prochaine ville. Un autre ancien professeur d’anglais nous sauve la mise et nous emmène aux cascades ! Ça manque d’eau dans les grandes villes, le gouvernement projette de faire un grand barrage qui noiera une partie de la vallée, des champs cultivés et de nombreuses fermes ! Désastre pour le futur, on évoque tout cela avec notre ami qui songe à ses enfants… Des grands tuyaux pompent l’eau des montagnes et traversent le pays pour alimenter les grosses villes. Cela nous rend fou quand on voit les jardiniers de ville arroser les pelouses à longueur de journée…  alors que beaucoup de fermiers se voient limité en eau pour nourrir leur jardin !

Pour continuer on est avancé par une moto puis une camionnette, c’est un ingénieur dont la femme est sage femme, ils ont deux enfants il nous amène chez lui, juste avant le ramadan !

le berger au 100 moutons

le berger au 100 moutons

cascades

cascades

Quand on quitte notre hôte et un de ses amis ils nous disent « I love you » on n’imagine pas que le soir on sera à Téhéran ! On traverse des beaux villages en terre paille avec d’anciens caravansérails ! Puis on arrive sur l’auto-route après avoir traversé un but de désert ! Le son de « Loened Fall » fait vibrer le plancher de la voiture de notre pilote !

C’est la folie des camions, entre Ispahan et la capitale, la plupart viennent des ports du sud et ils approvisionnent la capitale, rouleaux de plastique, oignons, dattes,… Pas de doute on trouvera un chauffeur, pas le plus confortable mais un joyeux iranien qui nous invite à Marvdasht pour la prochaine fois !

On arrive vers minuit après avoir négocié un taxi et pris le dernier bus ! A peine dormit on s’active dans tout les sens, on appelle les amis chambériens Brigitte et Nicolas qui sont aussi à Téhéran, le visa tadjik n’est pas disponible en ce moment … On se remet vite dans le bain, renouvellement du visa iranien, (surtout dire que l’on dort à l’hôtel), puis visa chinois, et enfin en ligne le visa Tadjik. Pour l’Azerbaïdjan sa coince toujours !

Chokou et son frère

Chokou et son frère

Après le tumulte des papiers, on migre dans un nid douillet chez Chokou à l’Ouest de la capitale. C’est un grand réconfort, elle est pleine d’attention et on partage de superbes moments avec elle et son frère, elle prépare un voyage en Europe et lui est revenu à la capitale pour trouver un job !

conférence sensibilisation sur le changement par Florian

conférence sensibilisation sur le changement par Florian

 

 

On retrouve des amis cyclo Antoine et Florian pour quelques heures puis une fois le visa chinois en poche on se remet en selle, cap au nord Ouest , Caspian sea !

Épisode 4 : Darya Khazar (Caspian sea)

La route c’est un peu le calvaire jusqu’à 30 km à la sortie de Téhéran , puis on emprunte la route des montagnes en remontant la rivière. C’est le week-end, donc la plupart des familles quitte la big city pour se mettre au frais dans les montagnes et au bord de la mer ! C’est une petite route avec beaucoup de circulation, on se pose la nuit dans un spot de pique-nique, sa grouille de monde. Les gens nous offrent pleins de bonnes choses à manger !

On décolle tôt avant que le soleil chauffe, le midi on est surpris de croiser Massoud et Maryam qui nous on accueillit à Téhéran. On pique-nique ensemble, on garde un meilleur souvenir ! On croise ensuite Pierre un cyclo partis de Lyon il souhaite rejoindre le transsibérien. C’est beau lorsque l’on slalome dans la montagne, on traverse aussi beaucoup de tunnels qui font frissonner ! 

lac d'altitude

lac d’altitude

On pète le feu!

On pète le feu!

Au sommet une descente de 60 km nous attend jusqu’à la mer Caspienne, on passe dans les gorges, des petits villages et la rivière qui descend en cascade puis en douceur. Au bord de la route on trouve pleins de produits de fermes, les moutons, chèvres et vaches sont pas loin. On s’arrête dans un virage ou l’on rencontre un mécano, créateur de chaussures et boulanger qui a vadrouillé dans le monde et qui à son atelier de mécanique en pleine descente du col. Il nous parle de l’Europe , du Japon et de sa vie ici !

Avec Daniel, à fond la forme!

Avec Daniel, à fond la forme!

On se fait offrir le petit-déjeuner dans un restaurant au bord de la rivière, on voit passé Daniel qui est partis d’Hollande et va vers l’Est, on s’accompagne jusqu’à la mer. Tellement enchantés de revoir la mer, on imaginait plus paisible et sauvage, la côte est bien bétonné et touristique. Beaucoup de maisons secondaires et peu d’accès à la plage !

Les premiers habitants du nord de l’Iran sont extras, ils gèrent un café et la location de bateaux , ambiance détendu ! Pour la nuit on se retrouve dans une base de loisirs qui fait camping, on demande pour planter la tente et il nous trouve une place spéciale ! Je vais me doucher dans l’espace réservé aux femmes, un carré de bâches bleu avec un accès à la plage, vide !  

bain habillée

bain habillée

invité au camping

invité au camping

On prend un coup d’accélérateur en camion pour retrouver des côtes plus sauvages, en effet, c’est un tout autre décor, on pédale entre les champs de riz, c’est très humide et chaud, avec des forêts partout sur les montagnes ! Pleins d’arbres fruitiers au loin, on peut camper tranquilles, c’est plutôt marécageux !

Un soir, en cherchant un espace pour camper, on tombe sur des amis qui se retrouvent dans la maison de vacances au bord de mer, c’est la fête, grand festin et aucune interdiction ! C’est un autre visage de l’Iran qu’ils incarnent dans leur façon de vivre, il exprime aussi une certaine forme de résistance du pouvoir en place ! Dylan savoure enfin le sésame malté de la bière. Et faite maison !    

Party au bord de mer

Party au bord de mer

 

Plus loin près d’Astara, on retrouve Farid , il est coordinateur du site Warmshower , c’est un honneur de le rencontrer, il nous accueil dans sa maison de vacance ! Il est professeur d’anglais, ouvert, on peut tout aborder avec lui, on aime sa légèreté et sa joie de vivre ! On le retrouve à Astara dernière ville et derniers instants en Iran, pour une conférence de Javad qui raconte son périple au Tadjikistan. On arrive in extremis à imprimer le visa de l’Azerbaïdjan ! ouf !

Avec Farid

Avec Farid

La dernière soirée en Iran on est invité par un ancien qui a beaucoup voyagé plus jeune et qui nous offre de délicieux fruits, et de bons repas ainsi qu’une dernière nuit sur la carpette !

Notre ami en 4X4 et nous en vélo

Notre dernier hôte

à l'institut de langues vers Astara

à l’institut de langues vers Astara

protection et prières

protection et prières

C’est un besoin pour les iraniens de prouver dans leurs actes qu’ils sont bons et non terroristes, ils souffrent de la vision de leur religion en Europe et dans le monde (par les médias et les gouvernements) ! La difficulté pour eux de voyager depuis la révolution Islamique de 1979 les rend encore plus curieux et attirés par nos pays occidentaux !  

Ils sont beaucoup tiraillés entre les répressions qu’ils subissent, les limites dans leur pouvoir d’agir et ce qu’ils voient sur internet et ce qu’ils connaissent d’ailleurs ! Comme des adolescents, ils se cachent pour vivre ce qui est interdit ! La pression forte du gouvernement et la place qui est donné aux codes religieux, les privent de beaucoup de plaisirs et souvent cela amène à l’effet inverse : un détachement voir un reniement de la religion (comme le montre le Ramadan)!

Pour nous leur culture est une richesse et l’Islam une religion qui peut donner accès au meilleur de l’être humain comme servir le pire, asservir et contrôler!

Le décalage entre le monde moderne et la tradition qui est bien vivante, emprisonne ces jeunes âmes qui rêvent d’une liberté dans nos « démocraties », du droit d’expression, de relations sans cérémonies !

Leurs traditions et la préservation de leurs coutumes nous apparait comme une précieuse authenticité culturelle, qui permet de ne pas tomber dans nos systèmes de relations intéressées, futiles, dans nos valeurs individualistes et dans la perte de guides pour cheminer…

En Iran les femmes aiment l’or, le mariage donne accès à des richesses matérielles, ils aiment le confort d’une maison… C’est surprenant pour les iraniens de nous voir sur nos vélos avec tout le nécessaire dans nos sacoches !

Malgré toutes ces attractions pour posséder plus, ils ont des goûts simples, aime se retrouver en famille pour pique-niquer, et dans leurs sourires ils rayonnent de bonheur !

Les Iraniens c’est une effervescence de générosité, d’amour, de paix vers chaque être qui vient à leur rencontre… Que de familles d’accueils, de cœurs, qui nous on tellement donné sur la route ! Mamnoon à l’infini !

les pâtisseries , le piège du Ramadan

les pâtisseries , le piège du Ramadan

 

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Une réponse "

  1. Bonjour bonjour les farfadets. J’arrive dans 2 semaines a teherans et je suis également la route de l’est. Est ce que vous pouvez me donner des tuyaux et quelques explications des procédures pour les visa Ouzbek et tadjik svp? J’ai compris que pour le Turkménistan c’est vraiment difficile, je verrais sur place ce que je fais. Je vous remercie et à bientôt!
    Christo

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