Albanie

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l’Albanie surprenante rencontre

Accueil chaleureux et curieux à la frontière Albanaise, nous n’imaginons pas encore que nous arrivons dans un autre monde… Premiers aperçus du pays dans les campagnes, des maisons à moitié construites en débrouille avec des récupérateurs d’eau sur les toits, de la vie sur et autour de la route. Les albanais sont expressifs, ils rient et nous saluent!

Arrivée à Shkoder, troisième plus grande ville du pays. Sa grouille dans tout les sens , toutes sortes d’engins à moteurs circulent à côté de vélos rouillés, grosses voitures, taxis et bus pleins à craquer! La rue en ébullition, étals de fruits et légumes, poissons, fromages, se mêlent aux odeurs de poubelles. Le soir ce joyeux bazar laisse place aux aboiements des chiens errants!

Un saut dans le temps: les anciens qui ont vécu le communisme et la guerre et la nouvelle génération qui tend vers l’occident! On ressent l’influence turque par les pâtisseries et les mosquées et l’influence italienne par les cafés , pizzerias et les jeunes frimeurs!

Les écarts dans la population sont frappants et on voit comment une partie acquière matériellement tandis que la plupart invente, créé , récupère , recycle et bidouille pour vivre du trop plein et des excès !

En Albanie, on choisit de longer les côtes pour se préserver des montagnes et du froid, on emprunte les seuls grands axes routiers qui sont bien animés et offrent une belle fenêtre sur le pays! L’autoroute est aussi accessible aux vélos malgré les pancartes, « no problem » tout le monde nous indique ces grandes lignes droites qui traversent la campagne! Venue d’un autre temps, elle illustre la brutale rupture ou transition , les bergers amènent leurs chèvres pâturés, des vendeurs de viande « fresh », des anciens à vélos en sens inverse, des briques pour traverser et servir le café de l’autre côté! Les « car wash » et stations essences fleurissent tout les 500m, un business sans réglementation! Les animaux n’ont pas encore intégrés la dangerosité des routes et la vision macabre des cadavres nous accompagnent.

On apprécie la spontanéité et l’authenticité des albanais, on voit aussi l’influence de la technologie, des multinationales, des voitures et du plastique qui envahit les rivières!

Annonçant la pluie on s’arrête à Durres, deuxième plus grande ville du pays située au bord de mer, tentative de développement touristique qui n’embellit pas la côte. Des enfants sont envoyés pour mendier, des vaches et poulaillers entres les maisons, ce développement va vite, mais vers où?

On fera halte quelques jours dans une auberge de jeunesse et bar d’ambiance: colorée, et chaleureuse, habitée par de nombreux volontaires et quelques voyageurs de passage! On se retrouve autour de jeux, feu de bois et repas délicieux cuisinés ensemble! On donne du temps pour bricoler un composteur et fabriquer des jeux en bois,… Le compostage c’est une tentative, un premier acte, une proposition d’alternative et peut-être un jardin naitra, l’espace le permet!

Durant cette escale on profite pour s’immerger dans la ville, ses grands marchés abondants, (re)goûtés au Byreck, et rencontrer d’autres vagabonds riches en aventures et en diversités. Joie de leurs sourires, manquant d’anglais je n’arrive pas et n’ose pas toujours exprimer autant que j’aimerais, Dylan se débrouille!

Nous voyons arriver Olivier et Nadège en vélo-parapente et voilier-stop, précieuse rencontre, absorbé par leur périple autour du monde depuis 7 ans, ils nous partagent des bouts de vécus et nous remplissent de bonne énergie qui nous fait pousser les ailes!

Voici le lien de leur blog: http://www.enrouteavecaile.com/

Pour Olivier c’est le retour en France (Grenoble) pour la fin décembre. Nous sur le départ c’est pleins d’émotions qu’on le quitte sur la route pour le Sud !

Malgré la prévention des anciens qui veulent que l’on échappe au col du llogara on se lance sur cette route, intrigués!

On jouent aux routiers et on s’arrête dans un café fast food, on découvre l’Albanie des bords de route, on fera notre réveil le plus tôt pour un record de 80 kms à la pose de midi,  la pluie nous rattrape à Vlore!

On s’abrite au bord de la mer d’Ionnan dans ce qui reste des restaurants de l’été, les habitants sont aux soins et les anciens s’inquiètent pour nous qui vivons dehors!

La neige apparait aux sommets, les nuages se dégagent, on repart, bon col à 1000m et sacré descente slalomant sur la montagne pour laisser apparaitre la mer turquoise et les îles grecques! Sur la route on croise bergers, oliveraies, villages perchés jusqu’à atteindre Sarande, ville du sud clean et touristique qui tranche avec Shkoder!

On se régale des paysages , lagunes, montagnes, plages! On emprunte les petites routes cabossées pour atteindre la frontière, on a du mal à réaliser, nous voilà au 9e pays!

Durres éléctricité

Durres éléctricité

Olivier le vagabond

Olivier le vagabond

Orikum aux couleurs de l'arc en ciel

Orikum aux couleurs de l’arc en ciel

Himare l'ancienne

Himare l’ancienne

Bees

Bees

Sud de l'Albanie

Sud de l’Albanie

 

 

 

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