Azerbaïdjan-Kazakhstan

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Amitiés entre cyclos et chameaux

On revit le même contraste marquant en arrivant en Azerbaïdjan comme de la Turquie vers la Géorgie ! Les Azeris sont musulmans avec un fond d’ambiance ex-URSS , pour nous un drôle de mélange.

En tout cas ils nous accueillent à merveille et expriment leur surprise et leur joie de nous voir pédaler dans leur contrée. C’est la campagne et un bord de mer qui change de la côte nord de l’Iran ! Les gens vendent coquillages, puis fruits, on nous offre fraises, prunes,… les familles sont aux champs, les femmes sont ornées de belles robes colorées et leurs sourires est dorés. Sur le bord de route des fameux fours en terre ou se cuit pain, poulet et poissons.Nan

La route nationale est cabossée avec un trafic assez dense, on tente d’emprunter des petites routes, les locaux nous le déconseille fortement !

 On a hâte de prendre le bateau et de débarquer en terre Kazakh pour pédaler jusqu’en Ouzbékistan! Du coup, un peu épuisé des 100 kms chaque jour on ne refuse pas la proposition d’un routier de nous avancer vers Baku !

Ne parlant pas une langue commune, la communication se limite, on leur fait comprendre que l’on souhaite s’arrêter à Alat, au port où l’on prendra le bateau (70 km de Baku ou l’on doit acheter les billets). On voit défiler des plaines de tournesols et vignes, un paysage connu, puis c’est désertique, pas un arbre en vue et un vent de face terrible. On est content de s’épargner cette route…

On dépasse Alat qui est une ville à la silhouette de vieux bâtiments de l’ex-URSS ou s’entasse les habitants et qui apparait triste. On ne sait toujours pas où les routiers s’arrêtent… on essaye de repérer un endroit pour camper près de la mer.

C’est un décor de désolation : les plateformes pétrolières occupent l’horizon et les côtes sont un grand chantier d’extraction de l’or noir ! Les villages sont coupés de la mer par une ligne de chemin de fer et  la grosse route ! La montagne est ravagée par des machines qui prélèvent le sable pour de futures constructions dont une ville artificielle qui est dessinée devant un chantier de grues et de gravats ! Un peu plus loin ce sera des grands murs qui cachent des grandes maisons de vacances pour les grands qui ont de l’argent pour acheter des bouts de plages…

C’est la que l’on s’arrête à 10 km de l’entrée de la capitale, par chance Nariman le Warmshower est arrangé que l’on arrive ce soir ! Du coup on s’équipe pour arriver dans Baku de nuit, quand on aperçoit la ville c’est comme sur les images d’internet ! C’est imposant par la folie des immeubles et des monuments modernes, une ville qui scintille la nuit et qui ressemble à l’image que l’on se fait de Dubaï !

repas au 19e

On atteint après plus de 25 km de côte la bouche de métro ou notre hôte nous attend, c’est au 19 e étage d’une des tours de béton dans l’appartement en rénovation que l’on logera quelques jours !  

Incroyable, on retrouve, un autre couple de voyageur d’Annecy rencontré à Genève lors du café des voyageurs de l’Alternatiba avec qui on a échangé quelques mails ! 

Baku, ville extravagante de luxe et de modernité, on sera complètement surpris de nos ressentis : le métro, le bord de mer, la vieille ville paisible et agréable, bien sur on oubli pas d’où provient cette richesse et a qui elle profite, au prix de destruction irrémédiable des éléments naturels et de vies exploitées ! Capitale aux antipodes de Téhéran, circulation fluide, propreté, air frais,… et c’est le coq qui nous réveil tout les matins à 5 heures !

On retrouve l’ami Antoine et on eMer Caspiennembarque dans le fameux bateau vers les terres Kazakhs, drôle de traversée, on partage la chambre avec un boxeur professionnel et on échange avec un voyageur à pied partis de Paris. Les femmes qui cuisinent grognent lorsque l’on n’engloutit pas assez vite ! A peine réveillé le lendemain, les militaires Kazakhs viennent nous demander le passeport.

cimetièreUne fois la ville d’Aktau dépassée on se plonge dans les steppes à perte de vue, sous la chaleur on prend de l’élan pour avoir du vent ! On trinque pour la dernière fois sur la plage avant de pédaler dans ces étendues vertigineuses et désertiques.  

 

 

 

Tout nos sens sont éveillésles yeux qui sourit au moindre mouvement, silhouette, son dans ce décor qui semble figé, ensevelis par le sable du temps. Nos premiers contacts avec les gens d’ici montre plus de réserves, on s’observe mutuellement, on est surpris de voir leur visages asiatique comme on se l’imagine, les yeux en amandes, les traits fins.

 

Le vent de face et le soleil brulant ne nous épargne pas, l’eau est rare et on prévoit les arrêts pour se ravitailler ! On trouve parfois plus de bière et de sodas que d’eau potable ! (il y en a un que ça dérange pas !!)aventuriers

                                                                                A un croisement de routes c’est Ombeline et Simon qui nous attenlibertédent, on repart à 5 cyclos pour 400 km, traverser les steppes jusqu’à la frontière Ouzbek. C’est une belle énergie qui nous porte et les rencontres de la faune locale nous apportent pleins d’émotions. Les chameaux marchant en caravane vers l’horizon infinis, les chevaux galopant et les étalons noirs majestueux qui transpercent notre regard.

la ligne blanche En route ride in steppesOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Avec les habitants le lien n’est pas spontané, les tentatives de dormir avec les locaux ont toujours avorté même par couchsurfing, peut-être de voyager à  5 cyclos met une distance plus grande ?! Parfois de beaux échanges qui ce passe de mots, surtout avec les enfants.  Les cafés-restaurants de routiers sont nos étapes de bord de routes on y trouve parfois de petits jardins, des boissons fraiches, de l’ombre et toujours des toilettes la route de la Soie épouvantables ! Lorsque l’on traverse les villages les habitants sont curieux et aiment toujours prendre des photos et nous offrir le lait fermenté de jument, la boisson nationale   ! C’est un autre monde pour nous de voir les bébés chameaux dans les jardins des maisons !

On vivra une belle aventure de groupe plus que de moments avec les humains autours ! C’est une belle étape d’entraide dans ce paysage aride et parfois hostile.

P7065841-minDeux fois on trouvera de l’eau, miracle, un bassin comme vestige d’une rivière avec de nombreux oiseaux de rivages et une source bénit près de mosquées souterraines.

Pour rejoindre Beyneu la dernière ville Kazakh avant la frontière on affrontera la pluie, le vent et enfin on trouvera refuge dans un resto de bord de route où l’on goûte le Plov (plat de riz, carottes parfois patates et viande avec une bonne dose d’huile). La mission est de trouver internet et un bar avec la TV , eh oui, les garçons veulent regarder la finale de football ! On trouve un endroit possible pour camper dans un parc public près d’une école de musique, les enfants nous entourent parfois ils cherchent à récupérer des pièces de nos vélos suréquipés comparés aux leurs !

aborigène

On fait le tour de la ville pour trouver internet sans succès, pour le bar on trouve un endroit tranquille avec une terrasse intérieure et grand écran et des pintes de bière pour être dans l’ambiance ! On en entendra parler jusqu’au fin fond de l’Ouzbékistan de cette finale ! Ne portant pas à cœur l’intérêt du football à la TV, je trouve même une colonisation à travers les enfants d’abord d’un idéal, d’un sport qui n’est que profit et valorisation de certaines nations par un jeu d’intérêts médiatique et commercial ! Les enfants portant les couleurs, Bière et football, la culture mondialele tee-shirt imprimé de Ronaldo qui n’ont rien en commun avec leur culture et leur pays !

Enfin j’ai exprimé ma profonde incompréhension de ce phénomène mondial qui nous poursuivra sur la route !

 

Pour quitter le Kazakhstan on fait du stop camion pour éviter le désert et une route défoncé pleine de trafic. On atteint la frontière Ouzbek avec Ombeline et Simon, amis d’un jour et de toujours.

amitiésrévélation du soleil

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Une réponse "

  1. Salut les farfadets…pas le temps de tout suivre….mais on sent que votre aventure prend de l’allure et fait rêver aux rencontres les plus folles….j’ai croisé pendant mes vacances un type de st Etienne qui va bosser régulièrement en Ouzbekistan…Si jamais vous tombez sur un genre d’astérix grisonnant et de bonne humeur (sauf s’il a perdu ses clopes !)Embrassez le pour moi…il m’a bien dépanner pour rentrer chez moi…bon vent en attendant le prochain commentaire, continez à nous faire voyager! bises

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