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Bornéo vu de l’eau, Sail Malaysia dernière étape

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Restless M retourne à l’eau, on dit au revoir à l’équipe du Shipyard de Batam et nous voilà tout de suite remis dans l’ambiance croisière, 5 jours et 4 nuits de navigation a environ 9 nœuds, nous permettent de rattraper le Sail Malaysia rallye à Labuan, une ile en face de Brunei.

Ce ne sera pas sans quelques passages mouvementés où le ciel et la mer ne font qu’un, nous engouffrant  dans des bourrasques d’eau salée et d’eau de pluie, les éclairs et le tonnerre nous gardant éveillés, spectateurs de cette nature en furie. Devant l’océan paisible, les ondulations brillantes de la lune, on se fait emporter par le sommeil tandis que l’on doit rester alerte pour de potentiels BHT [Big Hard Things].

Le cœur palpitant de joie lorsque les dauphins surfent sur les vagues autour du bateau. Daniel et Dylan attrapent deux beaux poissons, une dorade et un maquereau que l’on cuisinera et congèlera!

Lorsque l’on ancre a Labuan on est soulagés et heureux de ne plus entendre le bruit continu du moteur! De nouveaux marins rejoignent le Rallye lorsque d’autres ont pris une autre route, des australiens principalement et un couple de Hollandais. Ça se rajeunit, la moyenne d’âge descend a 50 ans !

 

Joyeux anniversaire

Accueillis comme des princes,  buffet, dance traditionnelles, visite culturelle et historique de musée et mémoriaux de la deuxième guerre mondiale, émotions pour les Australiens dont les ancêtres ce sont battus ici contre les Japonais ! On apprend encore beaucoup sur la colonisation anglaise, les guerres, la libération et l’établissement de nouvelles frontières. On  rencontre les enfants dans une école, on est très attendus, malheureusement peu de marins sont présents, beaucoup préférant continuer à la prochaine destination.

On se demande souvent pourquoi certains font se rallye et ne participe pas aux évènements, c’est un gros investissement du gouvernement pour organiser des activités et repas. Bien sûr il y a toujours des aléas, des lieux avec des ancrages difficile, les marins semblent  ne pas réaliser ce qui leur est offert et leurs privilèges!

Kota Kinabalu, comme la péninsule malaisienne les plus grosses villes de Bornéo sont situées sur la cote, on arrive à la marina de luxe avec 3 piscines, golf et ressorts. Chaque fois on réalise, dans ces lieux où tout est  brillant et lustré complètement hors de la réalité de la vie locale, à quel point on peut voyager et ne voir qu’une façade !

Kota Kinabalu marina , resort et cie

Puis arriver à Kudat , pour un festival dans le style malais, c’est á dire sponsoriser par le gouvernement, souvent arrosés de discours et de stands pour mettre en valeur la modernité du pays. Pour ce cas l’armée, les compagnies de béton, les vendeurs de pesticides, les éleveurs de poules en batterie sont à l’honneur. En échangeant on comprend mieux les enjeux et motivations, se calquant sur les modèles occidentaux de production intensive en y ajoutant un peu de modèle chinois, un  progrès pour nourrir la population carnivore, ‘’ la quantité d’abord, la qualité on verra plus tard’’ ! Quand a la compagnie de pesticides ‘’ on sait que c’est mauvais mais le gouvernement nous y oblige, c’est comme donner du lait en poudre aux bébés rien n’est meilleur que le lait maternelle ! ‘’ , ‘’Tout est déjà dans la nature, alors pourquoi ? pour nourrir les poulets et vaches des élevages industriels !’’ cercle interminable !

Dragon boat race

International sailors

Kudat marina lejetty s’effondre alors on accroche les bateaux comme on peut

Chouette ambiance avec les marins, on rencontre aussi des jeunes français qui retapent leur bateau acheté 1 dollard, c’est enthousiasmant de voir des courageux partir a l’aventure !

Briefing de l ‘ESSCOM, on sera escortés pendant 3 semaines pour naviguer au Nord –Est de Bornéo proche des Philippines, zone à risque pour la piraterie et les enlèvements, les conflits étant particulièrement vifs c’est derniers temps ! La sécurité est renforcée, suivis par les militaires, veilles de nuit, couvre-feu à 18h, sa met une ambiance particulière, et ça va bien souder  les 14 bateaux qui vont se suivre de près.

Sailing together

Prochaines escales village flottant et l’ile aux tortues, c’est un mélange de joie et de tristesse, chaque découvertes, lieux, rencontres posent de profonds questionnement sur notre monde.

Les villages flottant de pêcheurs sont pleins de couleurs et sont construits tout en bois avec des passerelles suspendus qui permettent de le traverser. Souvent les enfants sont timides et curieux de nous voir arriver, on échange des sourires et quelques mots.  Malheureusement dans ces villages paisibles, le plastique a fait son apparition ainsi que de nombreux objets ménagers, ici pas de poubelles, de recyclage, de tri sélectif, tout de la machine à laver aux vêtements , jouets , emballages finissent a la mer, jetés par la fenêtre, un carnage !

 

Fishing village

L’ile aux tortues est un Marine parc, un lieu exceptionnel ou des centaines de tortues viennent déposer leurs œufs à la nuit tombée et repartent pour de longs voyages. Pour conserver les tortues menacées, le parc a mis en place une nursery, un espace où ils déposent les œufs et ensuite relâchent les bébés qui naissent et ne cherchent qu’à retourner à l’océan ! Espèce élue puisque attractive pour les touristes, motivation plutôt économique puisque chaque jour des speed boats ramènent du continent des touristes. C’est encore une forte emprise de l ‘humain sur la nature, tenté à tout prix de conserver une espèce tellement mise en danger par nos actions (filet de pêche, pollution, disparition de plage déserte, quel sens ? Eveiller les consciences pour que l’écosystème marin soit préservé et ainsi  les tortues pourraient continuer à peupler les océans, est-ce possible sans intervenir pour contrôler l’espèce et son évolution ?

Sandakan Yacht club, les Yacht club sont des vestiges de la colonisation anglaise, repris par des chinois qui font vivre le lieu avec la même organisation qu’á l‘époque, des espaces ou l’élite chinoise  se retrouve, bar avec alcool, billard, karaoké, piscine et cours de zumba ! Parfois pas beaucoup de liens avec la voile surtout que peu de voiliers s’aventurent ici, la zone étant proche des Philippines.

Yacht Club ambiance

Avec la team de Restless M et d’autres marins, on va visiter un parc, dans la jungle, lieu de réhabilitation d’Orang- Outan orphelins des plantations d’huile de palme, ou persécutés par les humains, dans des zoos ou chez des particuliers ! Le plus grand prédateur sur terre ne reconnait même plus ses frères… Puis a côté un sanctuaire pour le Sun bear, un petit ours noir a la truffe allongée, lui aussi menacé de disparaitre, sans abris de la déforestation et victimes aussi de la cruauté humaine. Enfermé en cage, puis utilisé pour sa bile ayant des vertus en médecine chinoise, ou pour le simple plaisir dans un Resort , des Zoos, comme attraction et peluche ! Ces centres ont la vocation de permettre aux Orang- outans et aux Sun bears de réintégrer la jungle, long processus pour leur apprendre à se nourrir, faire leur nid… comme leur maman l’aurait fait. On en ressort quelque peu écœurés en lisant la liste des contributeurs : en tête de liste Nestle, Shell et les grosses compagnies d’huile de palme… irréprochable en matière de sauvegarde de l’environnement ! Les multinationales ont beaucoup à nous apprendre.…

Exploration sur la Rivière Kinabatangan,  à l’affut de la vie sauvage, après tout c’est moment dans les Yacht club, Marina et Resort , on est ravis d’être plus dans notre élément,  la nature ! Quelques petits villages sur les rives vivant de pêche à l’écrevisse et du tourisme.

Kota Kinabatangan river vue du ciel

Les locaux sont très surpris de voir tous ces yachts dans la rivière, on est accueillis avec de grands signes, des sourires et les cris d’excitation des enfants ! Découverte et observation des singes, leurs bouilles et attitudes sont un vrai spectacle, au calme sur les dinghy on s’approche tout près. Un matin avant l’aube on se met à l’affut sous le nid d’un beau male Orang- Outan, après un peu d’attende et les premières lueurs du soleil, il s’étire et mange mais ne peut rejoindre la foret, nous sommes sur son passage. Je me révolte de notre insistance pour rester tandis que je ressens sa crainte. Accrochage avec le Capitaine qui ne comprend pas ma réaction et la tristesse que je ressens, de voir tous ces speed boats remplis de touristes étrangers venus voir les vestiges d’un monde qui s’éteint sous leurs yeux ! Je ne comprends pas ce besoin de mettre une pression pour avoir une photo, de vouloir s’imposer autant dans la nature.

notre cousin

Affut Dinghi

Excellente bouille le Proboscis!

 

Rencontre proche

Orang-Outan

Pont de singes

Sur la rivière aussi de chouettes moments entres marins, apéro dinghy, soirées sur les catamarans, musique, gâteaux, bières.

Parfois un peu de tension dans l’air, attention crocodiles et pirates, on reste des enfants qui souhaitons vivre au présent sans peurs et en gardant notre distance avec ce stress ! Il est temps de quitter Restless M, c’est décidé à Tawau nous débarquons, déjà 5 mois que nous partageons le quotidien de ce couple, très diffèrent de nous. On apprend beaucoup sur la nature humaine, les relations sur un bateau, riche expérience, dans l’intimité de leur vie, on décèle les différentes facettes de chacun !

ESSCOM

Village flottant isolé à l’Est de Bornéo, passage qui nous interpelle sur notre rôle lorsque nous arrivons dans un village, ce que l’on offre , partage … Apporter un filtre a eau et expliquer son utilisation a du sens , même si des systèmes collectifs seraient surement plus efficaces et profiteraient  a l’ensemble ! Le gouvernement utilise plus d’argent pour organiser des Rallyes, attirer des touristes, que dans l’amélioration des conditions de vie de la population, dans la protection des milieux naturels, et dans  des solutions pour limiter et organiser la gestion des déchets  qui détruit déjà le tourisme.

Halte au village flottant

Ile Marine Parc, plages souillées de plastiques et cadavres de tortues, invasion de touristes chinois arrivant en speed boats , cela pose quelques questions sur la motivation de ces espaces, argent ou protection, l’un pouvant  engendré l’autre !

Spanish Mackerel

Catamaran Amaryllis from Sète, merci a la famille Dutch de leur chaleureux accueil

Le décor reste paradisiaque et l’on découvrira d’excellents spots pour plonger, avec des couleurs de coraux et des poissons des plus surprenants !

Lagoon parc naturel

Semporna , après de longs moments en mer chaque retour à la civilisation est un moment assez troublant. Le chaos des villes, le bruit, la pollution, le nombre d’informations, d’images qui défilent par seconde, épuisant !

Semporna

Lorsque la mer amène à cheminer intérieurement, méditer, se retrouver, l’accostage est parfois brutale… mais c’est une joie de se balader dans les rues, les marchés, ressentir l’agitation du monde, les odeurs, les voix humaines et les rires des enfants !

On se sentira tellement mal après avoir marchés dans les petites ruelles, partagés et échangés avec les locaux, observer les familles vivant dans leur maison une pièce entourée de déchets et de poissons séchés , les éboueurs ramassant les montagnes de poubelles éventrées, les enfants qui dorment sur le trottoir … Et les marins qui se font accueillir avec les officiels et reçoivent des cadeaux, posent pour les photos pour promouvoir le tourisme et ferment les yeux sur les courants de déchets, la galère des gens,  … tandis qu’ils se gavent gratuitement d’un buffet de fruits de mer à ne plus en pouvoir, injustice qui nous écœure !

On repartira face aux villages flottants où les enfants plongent dans l’eau polluée, innocent, faisant voler leurs cerfs-volants, un arc en ciel traverse le ciel, les 14 bateaux se dessinant dans le paysage, pour une dernière migration.

Tawau dernière étape du Rallye, dernière ville de Malaisie et derniers instants avec Restless M…

Tawau

Derniere soirée officielle du Rallye, merci a Claire et Errol

C’est dans cette petite ville que l’on débarque nos vélos après 6 mois dans la soute, soirées au yacht club ou on est accueillis chaleureusement profitant de la piscine, du bar et des douches, tenu la aussi par des chinois.

On fête l’anniversaire à Dylan en même temps qu’on intègre un nouveau bateau Invictas Reward, de jeunes amis qui ramènent un voilier a Langkawi.

Anniversaire Dylan , cette année c’est sur un voilier!

C’est ainsi que l’on quitte Errol, Claire, Daniel et Kay avec un bel album photo dans notre coeur, en souvenirs de notre première aventure en mer, merci pour leur générosité , ce fut beaucoup d’apprentissages et de découvertes.

A Tawau on fait nos visas pour l’Indonésie, l’ambassade est pleine, on apprend que de nombreux Indonésiens sont embauché en Malaisie dans les plantations d’huile de palme, main- d’œuvre moins cher… Nuit et jour on peut voir la fumée se dégagez des usines de palmes, l’odeur de toast grillée se répand partout a des kms !

La ville est agréable, on la parcours à vélo, appréciant le marché foisonnant de fruits, légumes, poissons séchés … et de nombreux snacks surtout à base de bananes, cacahuètes, et patates douces dont on raffole ! Dégustation de fruits de nombreux litchis, et surtout le fameux Durian, la gourmandise des Malais. En manger c’est un moment spécial, comme savourer un Paris- Brest sur une terrasse … Toujours intrigué par son odeur, le prix au kilo nous avait calmé, ce fut l’occasion rêvée on en a dévoré, une vrai orgie a la surprise des locaux. Un fruit incomparable, une carapace dure pleine de piquants et l’intérieure jaune crémeux riche comme la crème pâtissière, addictif les locaux nous avouent devoir se retenir pour leur cholestérol !

Dégustation de fruits

On s’enrobe depuis que nos vélos se reposent …

Après une semaine à se dire au revoir avec les marins, puisque certains continuent à l’Est vers la Papouasie, d’autres au sud de Bornéo, et d’autres comme nous rejoignent Sulawesi. Du coup on se remémore les moments forts,  partageant les photos et trinquant a de prochaines retrouvailles… de chouettes humains dont on a commencé à cerner les caractères, accents, humeurs,… certains plus sociables d’autres plus solitaires …

Les Cap’taines Adrian et Marc

les rêves s’excaussent, merci belle étoile

Invictas Reward

Nous voilà repartit voiles au vent avec deux joyeux compagnons, aventuriers et libres, cap Sud-Est … la mer nous porte, nous berce, et nous offre l’horizon…

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Malaisie en bateau

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C’est entouré d’une vingtaine de bateaux, la plupart sont des voiliers exceptés 2 du nom de Restless qui sont des vaisseaux moteurs,  que l’on entame l’exploration de la côte Est de la Malaisie!

Restless M entouré des autres bateaux du rallye

Comment et quoi vous raconter sur plus d’un mois et demi de navigation ?

Première escale à Sebana Cove , au bout d’une rivière salée, une marina, le luxe Resort ,piscine, golf, de gros investissement pour peu de gens qui en profite ce sera  souvent vrai pour ces lieux réservés aux riches! On découvre un musée malais sur des thèmes assez large, la vie traditionnelle des pêcheurs, la navigation, les trésors retrouvés  mais aussi la géologie, les dinosaures et l’élevage des vaches…? On visite une fruit farm avec toutes sortes de fruits exotiques et un buffet géant de dégustation, j apprécierai le frugivorisme dans ces climats! Et on apprend plus sur les mœurs des habitants des mangroves et les palmiers a feuilles de cigarette et fruits au gout litchis ainsi que l’excellent horse shoes crab ( intraductible)!

Cactus , dragon fruit

fruits exotiques

barque en bois

Partie de pêche

remonté la rivière

De nombreuses escales sur les iles :

Tioman, l’ile aux tortues (un centre de protection et sensibilisation  mène de nombreuses actions pour récupérer les œufs et éduquer a la disparition des tortues), de nombreuses criques et petits villages accessibles uniquement par la mer.  Les coraux, poissons, mollusques et autres spécimens sont une merveille pour les yeux ! Bivouac a Monkey bay et marches dans les jungles, les arbres sont des géants pleins de vie de leur racine à leur cime! Repère nocturne Tiomanacabbana, bar de musiciens sur la plage, les préceptes religieux se font oublier!

ambiance nocturne

Tire à la corde avec les locaux

Monkey Bay

Tioman village de pêcheurs

Tioman Island

Trois ans , un an et demi et un mois alors on trinque!

la jeunesse sème les anciens

On rencontre une skipper allemande  qui témoigne de son vécu, prise en otage avec son maris aux Philippines pendant 3 mois, elle sera libérer et décide de continuer à vivre sur  son bateau en profitant de chaque instant!   Sur la partie nord de Bornéo, le rallye sera escortés par des patrouilles de policiers pour dissuader toute tentative de piraterie. On peut comprendre que pour les gens qui possède peu et voit les yachts arrivés sur leurs terres il est tentant de les inciter à partager leurs richesses, leurs méthodes sont parfois cruelles!

Kapas petite ile de plages, rochers , cocotiers ou se sont installés des bungalows et Resorts perchés dans les arbres, c’est une belle harmonie entre le milieu naturel et l’homme , en espérant que dans les années à venir ,l’humain ne détruise pas le charme de cette ile avec son appétit insatiable. On y rencontre des jeunes européens beaucoup d’espagnols, vivant d’aventures, au jour le jour, Gabo pêche au harpon et motive Dylan à chasser des poissons, à ma grande tristesse!

Kapas Island

Terrenganu, ville principale de la cote Est nous marquera avec son marché un peu éteint avec le Ramadan, on y trouve quand même des œufs de tortues à foison (illégal) et de nombreux fruits, légumes, et fruits secs ! Terrenganu est aussi une ville riche de mosquées, et d handicraft , tel que le tissage , les teintures et les batiks , technique de motifs imprimés sur du tissu,… Traditionnellement, les hommes portent un bout de tissus à carreaux autour de la taille, ces communs a beaucoup de pays d’Asie (Thaïlande, Laos, Indonésie, Inde,…) c’est la tenue décontracté à la maison et parfois porté pour des cérémonies.

Terrenganu marché

La china Street est bien vivante et les façades colorés style colonial , les vieilles photos, l’ambiance, les desserts sucrés, les peintures de rue révèle une autre histoire de la Chine!  On peut aussi trouver du cochon blasphème pendant le Ramadan, les cultures se côtoient et s accepte apparemment!  En Malaisie on est surpris de ressentir une atmosphère complètement différentes dans les quartiers chinois comme si leur identité et culture était mieux préservé que dans la Chine que l’on a parcourus! Étant présent en Malaisie depuis des générations ils ont surement moins subis les régimes politiques et ont pu évolué avec plus de libertés, en tout cas nos rencontres avec les chinois malais ont était formidables , très ouverts et accessibles , curieux et aimant les loisirs… Un envers de notre vécu en Chine!

Batiks

Tissage

Plus au Nord, l’ile de Redang , beaucoup de touristes sur la moitié de l’ile l’autre partie est tranquille, les tortues s’approchent  et l’on nage avec elles! On rencontre un autre couple de Singapoure qui voyage en voilier en tant que crew, après avoir travaillé ils s’accordent du bon temps!

Les calamards juste pêcher , de belles giclées d encre noir sur le bateau!

Roger and Lucie le couple Belge du Rallye

Toujours de nouveaux poissons à découvrir

Poisson clown

Avant de quitter la Malaisie pour atteindre les iles Anambas et Natuna deux archipels indonésiennes situés entre la cote malaisienne et Bornéo on check out a Terrenganu et la mer étant agité on repasse par Tioman avant d’atteindre après quelques nuits à veiller une première ile des Anambas. Le lendemain on s’imagine raccrocher le rallye et retrouver les amis!

Malheureusement petit accident au matin , accrochage dans les  coraux, changement de cap on retourne pour réparer les dégâts sur l’hélice et la coque, nous voilà repartis au Sud de la Malaisie.

On ne décide pas vraiment on est embarquer dans l’aventure donc on accepte de retourner entre les gros cargos et la pollution de Singapour et s’éloigner de Bornéo!

Singapoure

Finalement les réparations se feront dans un Shipyard a Batam , l’ile indonésienne face à Singapour, au moins deux semaines seront nécessaires , on assiste à la sortie de l’eau nocturne du bateau et aux réparations , intéressant de voir un bateau d en dessous!

Les locaux sont extras souriants jamais pressés ou désagréables, peut-être  un peu stone, puisque sans eau ni nourriture sous 35 degrés c’est un défi! On s’aventure dans le centre de Batam ile qui connait un essor économique et immobilier super rapide , de gros Malls commerciaux permettent aux singapouriens (population en grande partie chinoise) de faire du shopping! Les minis bus locaux à eux seuls montrent le détachement et la détente des indonésiens, pas de panique ça roule et c’est  l’essentiel! Ils semblent ne pas avoir beaucoup d’exigences, ils n’ont pas le luxe de s’occuper du superflus et de la décoration, ils vont au plus simple et utile! Le centre-ville est très vivant et malgré le ramadan on trouve des beignets de tofu et bananes ainsi que des restos qui sont entourés de grands rideaux pour ne pas trahir ceux qui mangent et tenter ceux qui jeunent.

On va explorer les iles autour de Batam en vélo, 6 iles sont reliées par des ponts, on y découvre la vie de la population qui 20 ans auparavant vivait entourer de jungles, aujourd’hui tout est ravagé , brulé, les beaux troncs sont vendus pour une bouchée aux chinois qui fabriquent les meubles de chez nous! Le paysage est triste, des percés partout dans les montagnes, de nouvelles cultures naissent sur les cendres, bananes, maïs pour nourrir les élevages intensifs de poules,…

Les villages sont situés au bord de mer souvent les familles vivent de pêche , l’accès aux plages est payant ce sont surtout des mangroves ou des étendues de vases et de déchets  puisqu’ ici tout est jetés partout!  Surpris , d’abord d’un cimetière chrétiens ,( très colorés ça change de nos cimetières en noir et blanc) de nombreuses écoles et chapelles chrétiennes avec des architectures locales. On apprend par une jeune enseignante catholiques venant de Sumatra qu’une grande partie de la population est pratiquante, le christianisme vit plus dans ces pays que par chez nous!

Tentative de chopage de coco

mission nocturne: sortie du bateau de l eau

propileur un peu tordu

petite ballade à bicyclette

On retrouvera gout à la liberté du vélo et du camping!

De retour à Batam on est hébergé avec Claire et Errol dans des appartements, d’abord en Airbnb puis on restera deux semaines dans un Resort golf et piscine, a peine habité!

Les indonésiens sont souriants et je suis touché par une petite fille qui vient me saluer en me prenant la main et en la portant à sa joue affectueusement! Ici , en Asie du sud Est, reconnaitre quelqu’un et lui montrer son respect passe par le contact avec les mains que l’on portent vers soi  comme une bénédiction,  c’est très fort !

Restless M hors de l eau

Ayant du temps sur cette ile pas très excitante pour les plages et la nature,  du coup on s’occupe, Dylan apprend à faire du feu par friction, j’approfondis sur le Véganisme et les peuples primitifs, on joue de la musique, répare nos vélos, cueillent des mangues  tout en suivant à distance l’avancée des réparations du bateau. On espère que le bateau sera remis à l’eau à la fin de la semaine pour repartir en mer vers Bornéo…puis l’Australie toujours!

La vie nous mène en bateau et on la suit en restant projeté vers l’avant tout en appréciant chaque moment où l’on est ancré… avant un nouveau départ!

cap Australie

Malaisie-Indonesie: bateau

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Premieres epopees en mer entre Indonesie et Malaisie

Langkawi, ce fut une tempete alternant grosses vagues et mer paisible , espoirs , doutes et decouragement!

Une bonne dose de rencontres et d’experiences inedites, premieres tentatives de bateau-stop, decouverte des marinas et de l’ambiance skippers!

Couchsurfing extra, un squat comme a la maison avec Angie et Lucas, on retrouve d’autres vagabonds de tout ages, tout genres et tout horizons, tres inspirant! Nettoyage d’un bar de marin (hard-core sous le comptoir). On rencontre pleins de style de vie sur les pontons, plus ou moins aventuriers, la moyenne d’age etant assez elevee, la plupart ne sortent leur bateau que pour allez a Phuket en Thailande et revenir en Malaisie souvent accompagnes d’ une jeune fille de 20 ans: la retraite quoi! Quelques familles sur leur bateau et beaucoup de francais installes!

telaga marina

spectacle au haras

Et si on partageait a manger?

oh , un farfadet!

camping a la marina

Angie et Lucas , Warmshower et couchsurfer

On fait le tour des volontariats possibles, des lieux super creatifs , dont une guesthouse tenus par un jeune couple de Francais, une autre facon de se lancer dans la vie a fond! Puis on plante la tente dans un haras (poney ranch) tenus par une famille Malaise ( a l’origine le gerant est un hollandais arrive tres jeunes en Malaisie il a change son nom et s’est convertis a l’Islam, peut-etre pour monter son buisness ou pour avoir plusieurs femmes dont une toujours a la maison pour cuisiner et s’occuper des enfants, ou par amour c’est possible et rare!)
Puis on rencontre Surin,une indienne douce et pimentee! Elle a pleins de missions dont celle de ravitailler les skippers en alcool, les aider pour trouver des services, et organiser un festival de marins a Sabang, une ile au nord de Sumatra en Indonesie! Grace a cette femme qui nous prend sous son aile on rencontrera Claire et Errol sur leur yacht Restless M!

Bientot la mer nous prend!

Apres un tournage pour une pub Finlandaise dont on joue en tant que figurant, coup de chance innatendu qui nous renfloue le porte-monnaie!
Le 9 Mai, apres 3 semaines de quete, on embarque avec Claire (56 ans) et Errol (72 ans), couple Australien et Neo-Zelandais ainsi que Daniel (29 ans),un jeune Australien pecheur et boucher qui vient en renfort, et un autre couple en vadrouille Suisso-Chiliens! Une bonne equipe pour notre premiere aventure en mer, cap sur Sabang a 300 miles de la.
Pas de soucis pour trouver de la place, il y a deja 4 velos a bord, deux de plus passent inapercu. Avant d’embarquer mon velo decide de prendre un petit bain en plongeant du ponton avec toutes ses sacoches, petrifiee en voyant ma monture sombrant je ne bouge pas, heureusement Dylan le rattrape a temps, vive emotion, l’ordinateur ne survivra pas a l’eau salee.

Une nouvelle vie comence pour nous, nomade sur l’ocean sur un yacht spacieux de 80 pieds ( 24 metres) avec a l’interieur tout le confort d’une maison Australienne. A velo depuis un an et demi nous apprenions a vivre de l’essentiel avec l’energie disponible autour, s’adaptant aux climats, a l’environnement, libre de nos choix et actions. C’est un complet changement de voyage, qui transforme aussi notre identite de voyageurs, apporte reflexions sur un autre mode de vie. Une fois a terre on se sent plutot touristes que voyageurs.
A bord d’un bateau qui consomme 2,5 l de petrole par mile(1mile = 1,6 km), equipe d’ electro- menager a foison , de nourriture pour faire le tour du monde 3 fois et d’ecrans d’ordinateurs qui pourrait fournir un magasin entier , on est a l’oppose de nos valeurs de simplicite et sobriete heureuse. En effet, peut-etre la generation de nos hotes ou les peurs partagees des marins expliquent que tout est en double voir en tres multiples exemplaires ‘’ au cas ou’’. En partageant avec d’autres jeunes embarques sur des bateaux , on en a deduit qu’il existe un genre de syndrome les skippers ont besoin de se rassurer en ayant des provisions pour un an a l’avance (surtout dans ces pays ou la nourriture est si peu cher et d’autant plus sur un gros bateau avec une cale enorme) sa veut aussi dire beaucoup de gachis, difficile a supporter.
La vie s’organise a 7, on prend nos marques doucement et on se decouvre les uns les autres. Ayant chacun des ages, envies, rythmes et langues differentes c’est un defi de s’accorder et se comprendre. On passe de bons moments a cuisiner, jouer, se raconter nos vies a l’apero!

Ukuleles au soleil couchants

Pavillon Australien


Sabang Marine Festival, une semaine d’immersion a la découverte de ce monde magique qui se deploit et respire sous la mer, snorkling (masque et tuba) ! Rencontre des marins , differentes trajectoires de vie, beaucoup on déja bien vadrouillés et finissent ici entre Thailande et Malaisie, d’autres debutent en famille.
Pendant ce festival super organisé on nous offre tout , repas ,transport, visites, on se sent hyper privilegiés et parfois mal a l’aise dans ce role…

jeux indonesiens

Jack, Dylan , Amin

les capitaines avec Batman

dessert boostant , fruits, cacahuetes , sirop de sucre et piment!

Ce sera aussi de beaux echanges avec les locaux autour de defis et jeux , de danses et concerts ,… Avec Amin, l’ancien vendeur de savon et premier guide parlant anglais de l’ile, on marche, “jalang-jalang” ,découvrant sa maison,le bord de mer, les rues du village, il a déjà tout arpenté et il est connu de tous. Les Indonesiens m’apparaissent d’éternels enfants aimant jouer et se dépasser, montrer leurs qualités, ils sont plein d’energie.

On fait une visite express a Bandar Aceh ,lieu du tsunami du 26 decembre 2004 qui a profondement marqué les habitants et le monde entier et change a jamais le destin de cette region d’Indonesie au nord de Sumatra. La population vivant avant le tsunami était en conflit et repliée sur elle-meme. Le tsunami a enclenché la paix et la solidarité au sein de la communauté, et l’aide humanitaire et monétaire de nombreux pays du monde a permis d’ouvrir cette region.

memorial

Après une semaine tous ensemble, les voiliers reprennent chacun leur cap, les amis chilien/suisse reste a terre, Jack un jeune americain avec qui on passe de chouettes moments continue sur un autre bateau et nous on part de nuit pour atteindre Johor Bahru la ville Malaisienne face a Singapour,a 350 miles de là.
Il nous faudra donc traverser le detroit de Melacca et esquivé les gros cargos qui transitent par la!

La mer souillée de nos plastiques et autres dérivés du petrole… des vagues de déchets suivant la marée et les courants ‘’ baignage interdite pour votre securité’’, l’ocean devient toxique!
Des investissseurs, ici compagnies Chinoise offrent le futur de l’humanité: des tours de plus de 30 etages, une grosse zone commerciale, des parkings a grosse voitures, des boutiques de marques et luxes ou en vend des nids d’oiseaux riches en proteines! On perce ici le mystere des immeubles sans fenètres ou se repandent des chants d’oiseaux  les oiseaux,principalement des hirondelles males, sont enfermés dans une grande piece sombre avec des hauts parleurs 24h/24h qui passent en boucles des chants d’oiseaux femelles. A ce qui parait ca les exitent et s’empressent pour faire leur nid! Comme ils ne savent pas encore utiliser du ciment pour faire un nid,ils utilisent… leur salive!! Bref, tout ca pour dire que les Chinois les recoltent pour en faire des soupes ayant des vertues medicinales. Un met de luxe, … et une autre exploitation de la nature!
Des Pakistanais, Nepalais, Bangladais travaillent chaque jour pour ériger ces espaces qui leurs seront inaccessibles une fois terminés. Ce complexe est mis en exposition pour des acheteurs potentiels , tout est clean, des gardiens surveillent la piscine au cas ou un enfant viendrait y mettre sa main sans avoir payé! Ayant le bateau amarré a coté on peut se baigner et observer les gens rever de ce lieu et s’y marier, pour nous un symbole de la sterilité et la futilité de notre monde moderne.


Puis on va faire des courses dans un gros centre commercial, ceux que l’on prefere éviter puisqu’on en ressort jamais vraiment intact! Dépassé cette hantise des zones commerciales, devenir indifferentes a ces amas de produits, ces rayons lumineux et les tentations d’emballages plastifiés, appats de consommation! On s’en sort avec deux gros cadis comme si le bateau etait vide!
On apercevra de Singapour les grillages et patrouilles de police, entre la Malaisie et Singapour quelques villages de pecheurs subsistent flottant sur l’eau et parfois entourée de plastiques. Puis nous voila a Puteri Harbour lieu de rendez-vous du rallye Sail Malaysia.
On est ravis de retrouver des jeunes et des Francais. Adrian, un Franco-Mexicain est equipier avec John, un ancien de 75 ans naviguant depuis un an ensemble. Nils et Rozenn sont aussi équipiers sur un catamaran pour la premiere fois!

Claire, Errol , Daniel

French Team

Les autres participants au rallye ont l’air chouettes, une moyenne d’age de 55 ans! Le rallye dure 3 mois et explore les differentes iles de l’Est de la Malaisie et Borneo! Arrivée a Tawau fin aout, du coup on s’engage avec Claire et Errol ainsi que Daniel pour continuer l’exploration par la mer de l’Asie du Sud-Est!

Chaque jour on ce sent extrèmement chanceux de ce que la vie nous offre, admirer le coucher de soleil sur l océan en écoutant le son d un piano, voir les dauphins glissés sur leau a la proue du bateau, manger des brownies et du pain tout chaud et juste cette experience inoubliable sur ce bateau , c est vivre a fond cette vie precieuse! Claire nous le rappel souvent , tout ce vécu c est des mémoires a jamais gravées. Merci a Errol , le capitaine de Restless M et Claire sa compagne de nous accueillir si familièrement, nous les enfants du bateau.

Malaisie: velo

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La Malaisie par les terres , entre jungle et béton

Avant de commencer, petit rappel historique de la Malaisie : Hindouiste avant le XVè, les colons Europeéns se succèdent (Portugais, Hollandais et Anglais). Leur voisin de Java (ile indonésienne), musulmane, les aident pour repousser les conquérants, et propage l’islam en Malaisie. La côte Malaise est très prisée pour le commerce maritime international. Au XVIè beaucoup de Chinois et Indiens se sont installés dans ce pays pour échanger leurs produits. Epices, or, lin, soie, pierres, …

Aujourd’hui, la population est d’environs 60% musulmane, et 30% bouddhiste, hindouiste, chrétienne. Il y a une différence entre les « Malais » et les « Malaisiens ».  Les Malais sont les premiers habitants de la Malaisie il y a plus de 40 000 ans, environs 50 % de la population actuelle. Les Malaisiens c’est le nom des habitants de la Malaisie qui englobe Malais, Chinois, Indiens,…

On pénètre dans ce pays par un échauffement qui nous ouvre l’appétit sur les montées malaises, du 10 % au minimum ! Eh oui nous revoilà en terre musulmane, les femmes voilés à la maison, elles aiment recevoir et partager leurs talents de cuisinière. Les femmes une fois mariées se retrouvent vite maman et femme au foyer, elles ont souvent des formes généreuses sous leurs amples vêtements !  

Nous voilà au bord de l’océan Indien où la pluie fait rage, l’atmosphère est  lourde, électrique , la vase , les déchets au pied des maisons, peu d’abris , en manque de repère pour nous rassurer !

Puis on passe une nuit sur une île de pêcheur accessible par un long pont, les singes nous surprennent par leur habileté à repérer et choper la nourriture !

Sur la route, on goute aux saveurs métissés d’influence indienne et chinoise, des beignets fourrées et desserts au riz nous renflouent en carburant. On partage un « the O » (thé sucré sans lait) avec les locaux (Malais)  qui nous disent vivre paisiblement dans leur village , « ils laissent les grosses villes aux chinois ».

Un ancien nous demande pourquoi nous ne parlons pas sa langue tandis que lui parle anglais, (on tente de lui expliquer que l’on nous impose aussi l’anglais) rancœur d’invasions passées qui ont marquer à jamais le pays. L’anglais est parlé couramment et même dans les campagnes tous sont capables d’échanger quelques mots.

Il  nous rappelle que de part notre passeport tout est facile pour nous, on  ce sent vraiment privilégié à voyager dans tant de pays librement. Quand même admiratif de notre périple et nous invite à visiter la côte est de la Malaisie, « belle et préservée ».

Les Malais semblent avoir un rythme tranquille, pas de stress, les pauses sont nombreuses, l’efficacité douteuse… On apprendra plus tard que contrairement aux chinois et indiens, les Malais perçoivent un salaire fixe du gouvernement (comme un revenu universelle)  et peuvent s’en satisfaire, tandis que pour les autres des discriminations existent, selon l’origine ethnique et la religion. Malgré cela, la Malaisie est un pays d’accueil pour de nombreux musulmans parfois en péril dans leur pays, comme une ethnie birmane musulmane persécuté par le gouvernement bouddhiste. On rencontrera de nombreux jeunes ayant tout quitter pour venir travailler en Malaisie (souvent dans le bâtiment) gagner de l’argent et l’envoyer à leur famille. C’est aussi une destination touristique pour les Saoudiens qui sont acceptés, les femmes étant en Burqa. 

Puis  c‘est la grosse ville, on aperçoit l’île de Penang , enfin surtout des tours en béton a perte de vue, on est surpris du développement urbain de ce pays, la modernité a envahit l’espace. Parmi toutes ces nouveautés, ces zones commerciales et son traffic, les temples survivent, vestiges des croyances et traditions.

Dans le ferry qui mène sur l’ile (il existe aussi deux ponts, dont un de 20 Km, interdit aux vélos), on observe curieux et ravis cette diversité de couleurs, de langues, d’origines, rattrapés par le mode de vie citadine.

Georges Town , ville à la chinoise, aux banlieues tristes et au nouveaux projets destructeurs des jungles et espaces naturels !

C’est a Titi Teras, de l’autre côté de l’île que l’on séjournera ,accueillies dans une auberge de cyclistes avec Warmshower. On rencontrera Adrian et Teo ainsi que d’autres voyageurs de passage , chouette halte. On en profite pour faire un visa indonésien de 2 mois renouvelable 2 fois, puisque l’on imagine rester a Bali attendre un bateau…

On reprend la route cap vers Melaka , on traverse donc une partie du pays entre l’ouest et le centre.

Ouf on quitte deux  jour de grosses routes, villes, temps gris, pluie et usines et carrières de béton et marbre , … destruction massive ! On emprunte la route des Cameron Highlands , des montagnes  foisonnantes de vie aux rivières rafraichissantes sur le bord de la route, les quelques villageois vendent miels, plantes et racines. En arrivant à ce lieux très connu on est surpris d’y trouver des serres à perte de vue, des boutiques souvenirs, un parc d’attraction agricole, et puis des hôtels, resorts, et restaurants, un espace touristique dans les montagnes. On y pousse toutes sortes de fruits, légumes, les fraises ont du succès,…et les fameuses plantations de thé. Le long des routes on est rassuré de voir les pancartes publicitaires pour les pesticides et graines OGM…

On continue a avancer en descendant la rivière sur des kms. Jusqu’en haut des collines, des serres et quelques villages submergés de plastiques … On dormira au bord d’un lac avant un gros barrage, l’eau servant surement à alimenter les hectares de cultures, celle rejetée s’écoule en boue marron insalubre… Autour du barrage en construction les locaux embauchés ont était installés dans des villages artificiels aux maisons clonées/bétonnées : un progrès ! Ce serait se voilé nos ressentis puisque oui avant l’eau de la rivière était potable, ils savaient cultiver et trouver  leur nourriture, maintenant ces gens sont esclaves de compagnie pour qui ils doivent travailler pour acheter une télé, un téléphone et du coca-cola… En vrai il n’y a pas d’âme dans ces villages,  un ennui pesant…

Puis on pédale au centre du pays orienté par l’envie de rencontrer une famille dans un petit village qui nous accueille via Warmshower.

Un désastre sous nos yeux, après les jungles réduites en pièces et en fumée, des plantations d’huile de palme et de caoutchouc…  On ne se reconnait pas dans cette espèce humaine dévastatrice à l’âme vendue à la conscience achetée…

Des havres de biodiversité réduits à un chaos organisé, calculé, limité, l’exploitation d’arbres qui nous permettent de respirer ! Sur les routes, on voit défiler de vieux arbres sages dans des poids lourds qui crachent noirs ! Tout est asphyxie, les victimes de cette machinerie, écrasées sur les routes, singes, écureuils, serpents,…  Quelle place leur laisse t-on ? Des Parcs naturels pour ramener du touriste tandis que tout autour on scie, brule, déracine,…les oiseaux ont des chants d’alarmes ! Et c’est d’autant plus triste car les forets Malaises sont les plus vieilles du monde, plus de 13000 ans, elles ont pas subie la dernière glaciation.

Kampung (village) Chenor, dans cette famille traditionnelle malaise ils ont cinq enfants, la moyenne ici. Le dernier est bébé le premier à l’université,… On apprend beaucoup de Tenkgu notre hôte, musulman et très impliqué dans la vie locale, il connait l’histoire du village et a des préceptes très fort tout en restant ouvert à la différence. Ayant vécu en ville, il a choisit de retourner au village pour élever ces enfants pour qu’ils se rendent compte du confort et se motivent à apprendre à l’école s’ils veulent un jour vivre en ville ! Le soir les jeunes se retrouvent pour se connecter à la Wifi, boire un thé au lait et chanter des « I love you ». Les mômes sont scotchés au téléphone, mange des sucreries et surprotéger on les emmène en voiture à l’école, alors ils grossissent. (ce phénomène est surtout visible en ville)

Ils tiennent un petit restaurant juste réouvert grâce à l’aide d’un autre couple de cyclos que l’on a croisé quelque jour auparavant, en effet étant tout proche d’une grosse rivière, la dernière crue ne les a pas épargné… 3 ème inondation en 10 ans, l’eau est montée jusqu’au 1ère étage. Et comme les compagnies d’assurances ont toutes leur subtilités, en Malaisie elles ne couvrent pas les dommages sur les maisons en bois… Habile, car plus de la moitié des maisons sont en bois !

On cuisine tartes et pains au chocolat, nos plats fétiches lorsque l’on veut partager la cuisine de chez nous. De chouettes moments avec cette famille, après les orages on reprend la route.

A ce moment là, le matériel commence à nous lâcher : la tente craque, la jante à Dylan perd des rayons, et finalement mon pédalier vrille complètement, c’est en stop que l’on arrivera à Melaka.

On est accueillis dans une auberge le Ringo’s foyer, par chance encore un amis des cyclos !

La suite est vraiment incertaine d’autant que l’on apprend qu’il n’y a pas de marina/port dans cette ville, pas le bon endroit pour trouver un voilier !

La ville a son charme avec une histoire mouvementé avec l’enchainement d’invasions par la mer, de religions, de dominations,…Dans les vestiges d’une chapelle, église, phare puis tour de guet, on tourne maintenant des pubs, vend des bijoux, en plastique, pendant qu’un homme fait vibrer ses cordes « too young to get married » , on est spectateur du présent.

Melaka c’est aussi une ambiance nocturne où la plupart des Malais mais aussi chinois viennent passé des week-ends ou des vacances.  Un marché nocturne où des chinois s’offrent en spectacle musique et danses modernes, tandis que résonnent les tambours du temple le plus proche. On apprécie les biscuits cuit au four dans la rue aux oignons confits ou confiture …  Les rives de la rivière où des peintures sur les murs attirent le regard, petit restaurant et bar reggae (dans ces villes a l’ambiance chinoise on trouve facilement de l’alcool, les restrictions restent fortes, la corruption aussi). On goûte la bière à l’ananas chez un corse et on se régal chez l’indien du coin.

On arrive au bout de la terre, l’océan s’offre à nous… Après des réflexions, incertitudes, doutes, sur la destination suivante :  vers le Sud Singapore, arriver en ferry en Indonésie et rejoindre Bali par les terres…???  Finalement Dylan me convainc, on remonte tout au nord de la Malaisie jusqu’à Langkawi où on sait que de nombreux voiliers y jettent l’ancre.

On fait une escale à Port Dickson où la synchronisation divine nous fait rencontrer Claude qui navigue depuis 18 ans avec sa femme Danielle , couple retraité franco-Suisse , aventureux, pleins de vécu , ils nous invitent sur leur bateau. La marina est de luxe, piscine (nécessité d’être habillée pour les femmes), gardien, bar chic, … (ils enfouissent les déchets dans une fosse derrière le grillage) c’est un autre monde que les cyclos-campeurs. Cette rencontre déclenche en nous enthousiasme et excitation de voyager en mer ! Un rallye part de Langkawi le 4 avril du coup on est le 22 mars , on décide alors de tracer pour tenter d’embarquer sur un voilier.

On pédale,  tente le stop et finalement on prend train et bus de nuit pour Kuala Lipis, mal de gorge avec la clim à 20 degrés alors que dehors il fait au moins 35° ! Deux jours après nous voila dans le ferry bondés en cette période de vacances , dans l’horizon apparait Langkawi !

On fait le vœu très fort de quitter l’ile en voilier !

Titi Teras village House

ce gardien de vaches fier de sa monture , le vélo c’est moins rigolot

Temple hindouiste

Usines de béton

Cameron Highlands

après les serres…

Barrage

Il carbure même pas à l’huile de palme

vision

jeux d’enfants?

resto-cyclo

Melaka by night

Danielle et Claude

rails Kuala Lampur

Thaïlande

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Des rizières aux plages

L’arrivée en Thaïlande nous surprend par les routes larges, les grosses voitures,  les stations essence toutes équipées, les 7 Eleven où la nourriture est invisible (seulement des emballages colorés) , et la Wifi partout!

Dès que l’on réussi à échanger nos dollars en Bath on se rue au marché pour gouter nems, beignets, crêpes fourrées à la coco et brioches panées.

On se sent les bienvenues, sur le bord de la route les femmes nous sourient et on nous offre souvent des boissons sucrées et de l’eau en nous saluant respectueusement !

A travers rizières, palmiers et petits étangs on arrive chez Tapanee, une warmshoweuse qui nous amène à l’école où elle enseigne dans un petit village ! On est honorés de passer un moment avec les enfants, observer leurs rituels, la classe, échanger en anglais. En Thaïlande, les écoles publics sont situées souvent dans les monastères, les rythmes et l’organisation sont différents avec de nombreux rituels (prières-chants-brain gym). Le matin est plutôt consacré aux matières générales, tandis que l’après-midi ce sont les activités extérieures, artistiques, sportives et aussi liées au monastère (préparation de cérémonies). Les enfants sont responsabilisés à trier les déchets  et consacrent une heure chaque jour à nettoyer la cour, des temps de méditation, …  et  de brossage de dents ! Les cours semblent assez flexibles et centrés sur l’épanouissement de l’enfant sur différents plans. Le scoutisme comme apprentissage de la vie en plein air est aussi au programme !

Les frais scolaires, uniformes et repas sont pris en charge par le gouvernement, une incitation forte pour les familles à envoyer les enfants à l’école ! (Au Laos et Cambodge l’école est payante, elles ont donc souvent désertes, les enfants aident dans les champs).

On découvre un autre fléau révélateur de l’impact du monde moderne et globalisé, la mal-bouffe et les écrans qui l’un avec l’autre transforment en une génération l’humain ! Des grands-parents fermiers vivant avec juste l’essentiel, aux petits-enfants obèses et addicts aux jeux vidéos : c’est sa l’évolution !!

La foi, voir la vénération aveugle des thaïlandais pour le roi aujourd’hui mort et d’autres héros de leur pays est surprenante, pas un seul espace n’échappe à son image, aucun contre-pouvoir n’existe, tous sont d’accord avec les décisions et projets du roi! Plusieurs fois on leur a demandé pourquoi le roi est si important et vénéré : les auto-routes, les gros aéroports, barrages,  mais surtout, il a eu l’idée magique de lancer des produits chimiques dans le ciel pour qu’il pleuve dans les endroits arides … Tout cela ramène de l’argent, développe le pays, des grosses villes, KFC, Mc Do… Dans 50 ans les Thai verront peut être le roi différemment !

Pour esquiver la capitale bondée et rejoindre l’océan on choisit de faire du stop. Finalement on est invité à Bangkok dans la famille du gars qui nous prend dans sa camionnette !

La famille dont le mari fait 6 h de voitures par jour pour allez travailler, (tant de gâchis pour avoir une maison pavillonnaire, des arbres et avec un garde à l’entrée), ils nous accueillent à merveille, vivant au Canada leur anglais est meilleur que le notre !

Le lendemain on quitte Bangkok dans la camionnette, et après 4 h de trafic on atteint l’océan. On en revient pas du dévouement de cet homme et du délire de traverser cette capitale !

C’est la joie de changer de décors, les marais salants où les oiseaux s’y reflètent … tandis que les moustiques font ragent !

Puis après quelques plages de sables on arrive chez Paul et Natt un couple australo- Thai qui ce sont construit une petite demeure en containers, très sobre. C’est agréable pour se reposer et imaginer l’Australie en écoutant Paul ! Natt s’occupe des chiens errants, les soigner et leur (re)trouve une famille. Les chiens errants sont très nombreux en Thaïlande !

C’est là que l’on va savourer d’être au bord de mer sous le soleil, se baigner au pied de montagnes et veiller autour du feu après de longues journées à pédaler !

Quand on traverse les cocotiers, la mission c’est de dégoter les cocos et trouver ensuite une machette (à l’opinel c’est beaucoup d’ampoules ). Ça fait des provisions pour quelques jours !! *royal le petit déjeuner banane-coco-mangue !

Un motard s’arrête pour nous inviter dans sa maison, on accepte, le temps d’une soirée on pénétrera dans un autre monde… Immense maison de bord de mer, ce norvégien se vante de vivre d’investissement immobiliers et de payer le minimum une femme de ménage 6 h par jour , 6 jour par semaine ( en effet pas une herbe ne dépasse… ) Personnage préoccupé que par lui-même , obsédé par l’argent, les possessions, à passer la plupart de sa vie à voyager pour trouver l’endroit idéal , 6 ans dans un hôtel,… enfin si encore il avait l’air heureux !

On ne partagera ni le repas ni même un verre d’eau…  il nous autorisera à nous doucher dehors , peut-être que nous n’étions pas assez propre pour pénétrer dans sa maison !

On découvre ainsi ce monde d’expatrié qui on leur maison sur la côte et viennent en vacances deux semaines par an, qui n’apprennent presque pas un mot de Thaï et se payent tout les services puisque comparés à chez eux , c’est offert !

Notre route continue, on traversera le pays pour aller côté Ouest du pays, des montées-descentes sans jamais vraiment voir la mer plutôt des cascades et jungles dans les montagnes, elles abritent de nombreuses espèces  qui resteront mystérieuses … (le vélo à ses limites pour explorer)

Pour camper malgré quelque moment où les Resorts touristiques et leurs plages privées nous font rager on trouve toujours un peu plus loin un endroit paisible…

L’espoir du voilier de Phuket jusqu’en Australie persiste (on s’accroche à du vent) et c’est seulement en arrivant sur l’île que le plan s’effondre ! Par chance la magie de la communauté cyclo nous offre encore de belles surprises et un couple de Thaï nous laisse les clés de leur maison à 200 m de la mer !

Relaxation, pure détente, bain de mer, nage , rame,… on découvre aussi le derrière des hôtels et resorts qui foisonnent luxueux avec à coté des cabanes en tôles où vivent les locaux, enfin ceux qui n’ont plus de place pour être ailleurs ! Les poubelles regorgent d’objets, vêtements encore neuf !

Depuis la moitié Sud de la Thaïlande des mosquées et femmes voilées réapparaissent, ainsi que de délicieux plats épicés !

Après s’être accordé un bonne pause et décidé un peu de la suite, direction la Malaisie/Indonésie où l’on à plus de chances de trouver un voilier !

Le pouce levé, pick-up express les cheveux au vent , on décolle dans le coffre, quelques frayeurs , on est intacte !

Je vois dans le regard de cette femme qui me coud une robe, cet homme à la peau tannée qui avec sa hache coupe une grosse branche, celle qui nous offre à partager son toit dans les arbres à caoutchouc… Tellement de trésors, d’humilité et d’authenticité, ils vivent l’instant sans se soucier d’une autre tache à accomplir ou de l’heure qu’il est, juste le moment se présente et ils sont présents !

Nos derniers souvenirs en Thaïlande seront à explorer des grottes et se baigner dans l’eau fraiche de rivières … C’est en réalisant que l’on quitte une terre bouddhiste, que l’on a souhaité des derniers échanges…

Parfois on a demandé à dormir dans les temples , simplement … et on a visité quelques uns par curiosité, souvent choqué de leur rapport à l’argent, des billets que les gens agitent comme s’ils achètent des prières et bénédictions…

Ce rapport de dépendance est très fort et on trouve parfois injuste que certains qui on peu entretiennent les moines et monastères (souvent en ruines et pleins de déchets)…

Enfin c’était de bons moments d’explorer une grotte avec les moines et les singes…

On passera une soirée auprès d’un jeune moine vivant seule dans un temple à l’entrée d’une grotte, un visage d’enfant au sourire de sage, les échanges fusent avec les mots en communs !

Le matin après la méditation et sa quête de nourriture , il nous partage son petit déjeuner à 8 h pile !

Dernière soirée dans une cabane près d’un étang, où on boit une boisson aux plantes (« Nam Kapoun ») avec des Thaï, merci encore de vos partagent !

Quelques pépites et spécialités Thaï…

Les clopes roulées en feuilles séchés (l’eucalyptus pour le coup c’est Organic)… le permis moto à 8 ans…. se travestir c’est assez courant ….les sirops verts et rouges c’est parfois pour mettre dans le moteur mais aussi pour boire… les couteaux de cuisine sont en réalité des machettes…le vélo c’est couvert de la tête au pieds … poissons et fruits de mer tout se sèche, aplatis un calamar devient une chips… le pâté de crevettes sa parfume les routes avec la chaleur sa diffuse bien…. Les thaïs sortent rarement sans leur oiseau en cage… un singe, une loutre, ou un écureuil en animal de compagnie, sa se trouve !…. en Thaïlande les prix de la bananes ne sont pas fixés , sa dépend du tourisme…mêmes les moines tournent au café-clopes en matant la boxe-thaï !!

Auto-stop à l’ombre

Dylan flair la coco

l’envers des Resorts

New temple= tourisme

pêcheur au crépuscule

robe sur mesure

 

Cambodge

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Sur les pistes des temples

Passage de frontière un peu tendu , on réussi a obtenir le visa cambodgiens avec un peu d’attente et quelques regards malfaisants mais sans payer les coûts fictifs des tampons !

On observe l’arnaque organisée entre les passeurs qui se vendent comme un service rapide pour les touristes et les douaniers qui agitent fièrement leurs liasses de dollars lâcher par les touristes !

Un business qui rapporte (ils tentent même de nous faire payer un papier avec le numéro d’urgence en cas de problème de santé, what’s the fuck ?)

Dans des décors de forêt et de fumée,  le nord du Cambodge nous apparait assez plat et monotone des hectares de plantations de canne à sucre , racines,  bananiers, cajoutiers,…

Pour pimentée un peu on emprunte les pistes lisses et bien tracées  en rageant lorsque l’on s’étouffe dans la poussière laissé par les camions , on devient rouge- ocre, des vrais terriens!

Les cambodgiens sont bien bronzés malgré les couches de vêtements, les cagoules et camouflages qu’ils portent pour se protéger du soleil !

Sur  les routes très peu de voitures surtout des motos , parfois arrangés en side- car pour vendre des bigorneaux aux piments(on a pas osé gouter) , ils arrivent a mettre des troncs débités sur leur deux roues ! Aussi, des drôles d’engins genre brocante ambulantes , des machines jamais vu ailleurs ,des taxi-brousses colorés, et des camions où les passagers voyagent sur le toit les cheveux aux vents ! Le peu de grosses voitures sont des taxis qui tracent à toutes vitesses !

Le passé récent des cambodgiens on l’imagine dans le regard parfois triste , figé, perçant d’enfants et d’hommes ! Assez distants lorsque l’on campe ou déniche  une petite cabane , rares sont ceux qui viennent nous voir. Parfois ils nous regardent sans chercher à échanger plus, es photos ils s’en foutent, ils retiennent l’instant présent , regardant étonné les poils sur mes bras , les leurs sont cramés avant de poussé !

Ce qui nous parait fou c’est qu’ils arrivent à vivre dans leur crasse sans problème , tout est jetés au pied des maisons ou dans la rivière proche où ils se lavent , cuisinent et font la lessive !

Dans les espaces où l’on pédale la plupart sont bucherons ou exploitants de caoutchouc , on trouve une aire de repos déserte toute aménager avec même un jardinier , on y dormira sur une table en bois…

Pour changer du matelas en bois,  le lendemain on dégotte un hamac pour nos siestes crapuleuses !

Dans les plaines à la saison sèche je vous peint en mots le décor, les rizières jaune paille ressemblant à des savanes où dansent au vent palmiers et cocotiers , des étangs aux lotus fleuris du mauve au rose et des cabanes en bois pleines de vie ! Parfois des familles buffles mangent ou se baignent, leurs activités quotidiennes !

On explore les anciens temples hindouistes bâtis par la civilisation Khmers, on se retrouve seul presque à explorer dans les jungles qui sont des fourmilières géantes les vestiges de pierres sculptés enlacés aux racines et lianes des arbres !

Les enfants nous abordent pour nous vendre des écharpes,  ils apprennent quelques mots en toutes les langues pour accoster, nous on apprend quelques mots de cambodgiens , «Kang » c’est vélo !

On rejoint la nationale qui  relie Siem Reap à la capitale Phnom Penh, sa circule surtout camions et bus, juste après avoir annoncé aux amis que l’on arriverai dans 2 jours ma jante déjà bien entamé , se fend complètement , impossible de continuer ! Le premier camion s’arrête on hisse les vélos dans la benne et c’est comme ca que l’on rejoint la ville et les amis au Blue lizard backpakers hostel !

Allan qui tient l’auberge est sourd et muet et il gère très bien avec des petits mots écrits partout , de nombreux cambodgiens comme lui  viennent se retrouver et passer du temps ensemble, on communique avec des sourires (le langage universel) !

C’est là qu’avec joie on retrouve Simon et Ombeline (voir épisode Asie centrale) ils prennent bientôt un avion pour le Pérou où leur bébé viendra au monde !

Différents spécimens du monde du voyage se côtoie ici, des plus excentriques au plus discrets, de tout les âges. De l’écossais en kilt pour les soirées destroyes , l’américain barbu peint en rose chauffeur de soirée, au cyclo biélorusse très organisé et sur de lui, à Roger et Jacquou les doyens de Brest même !

On est aussi une tribu de français, pour approfondir les échanges c’est mieux (on est pas encore bilingues , c’est en cours) on se cuisine de sacrés tambouilles et passe de chouettes moments ensemble dans ce cocon proche dans la ville!

Dans le centre le soir c’est une ambiance pour les touristes du coup, cocktails et musique à fond dans les bars , on reste spectateurs de ces lieux où les blancs viennent consommer puisque c’est pas cher !

On va visiter les temples d’Angkor avec nos vélos  en arrivant pour prendre les tickets on hésite c’est une vrai usine à fric , bondés de monde, la plupart du temps dans notre voyage on évite le tourisme de masse qui transforme souvent des merveilles en parc d’attraction grillagé et gardé !

La curiosité l’emporte et on en profitera pour observer le comportement des touristes du monde entier !

On décide de camper sur le site pour être au lever du soleil à 5h30 admirer les premiers temples avant la foule et les hordes de groupes en séjour organisés (souvent avec la casquette jaune ou le tee-shirt  « I love Thaïlande » et le guide qui s’agite devant) !

Après s’être fait décamper gentiment (c’est un des grands sites classés de l’Unesco , la police veille un  peu , en vrai ils s’en foutent) on trouve dans une prairie un spot parfait , à 5h les flics éclairent la tente, ils repèrent le chemin pour le marathon qui commence dans une heure ! Au top pour le lever du soleil, on sera presque les premiers à certains temples  c’est paisible, immense, les éléphants par leur force et les divinités par la foi on surement permis la réalisation de ces temples et palais de pierres !

Les sculptures sont d’une finesse je me demande si aujourd’hui on serait capables de réaliser les mêmes œuvres sans tricher (avec les mêmes matériaux et outils)… en tout cas les fourmis elles rivalisent avec leur palais en terre !

On verra les derniers rayons du soleil sur Angkor Wat, qui nous ramènent à travers la civilisation moderne (qu’on avait du mal à oublier avec tous les appareils photo) !

Le marché des locaux à Siem Reap c’est un mélange d’odeurs, de visions crues et réelles, d’atmosphère vivante, d’abondance et de diversité !

On me regarde intrigué peu de Falang s’y aventure, tout est à l’air, tripes, poissons , fritures, … les caniveaux autour sont immondes , l’eau croupis dans les déchets en tout genre !

Les gens nous abordent plus pour de vrais contacts contrairement au marché touristique du centre où on t’appâte pour acheter des souvenirs, on peut y voir les desserts d’Asie, des genre de bouillies à base de riz , noix de coco, lait de soja, fruits exotiques de différentes couleurs et textures plutôt gluantes ! Sa donne quand même un peu envie, ils sont friands de fast-food  genre saucisses roses et boulettes blanches au contenus  douteux…

On  tombera pour les beignets à la banane, aux légumes, aux patates douces, aux crevettes, les crêpes fourrés à la coco … c’est vrai c’est un peu gras, allez on reprend la route pour faire couler tout ça !

On laisse donc les amis un couple qui continue un périple en Asie du Sud –Est et des frangins qui sont embarqué dans une mission pédalo pour rejoindre la capitale…

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Cochon à la découpe

Cochon à la découpe

Lok Lak

Lok Lak

Bambous fourrés au riz sucré, lait de coco et haricots rouges!

Bambous fourrés au riz sucré, lait de coco et haricots rouges!

magasin ambulant

magasin ambulant

Pour les vaches les restes!

Pour les vaches… les restes!

faire un feu das une cabane en paille!

Faire un feu dans une cabane en paille…

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Palais de fourmis!

Palais de fourmis!

lui aussi!

Benèze…

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Benèze!

Lui aussi…(benèze)!

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Au secours, je me noie!

Au secours, je me noie!

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french team

french team

errance

errance

les leaders du parti unique (vedettes du Cambodge)

les leaders du parti unique (vedettes du Cambodge)

Laos

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Richesse de sourires

Dès le passage dans le pays , le soleil réapparait on descend la rivière et une toute autre atmosphère nous entoure. Comme des décors rêvés d’un temps où les hommes vivaient dans des cabanes en bois et pailles , cuisinaient au feu et vivaient au rythme des saisons et des astres….

Dès les premiers villages traversés par ces maisons en bois sur pilotis , les hamacs suspendus , les vêtements colorés des femmes ,  les enfants qui animent le village, on s’immerge peu à peu ! La vie c’est dehors , l’école aussi apparemment , on découvre qu’il y a autant d’enfants à l’école que autour !

A notre approche d’un grand village, on est attiré par les couleurs or et rouge d’un temple, c’est un grand espace où vivent des moines et aussi des enfants, apprentis qui reçoivent enseignement et nourriture. C’est la première fois que l’on entre dans un temple aussi riche de peintures, drapeaux, sculptures, des serpents à plusieurs têtes gardent l’entrée , ils les nourrissent de riz !

On ressent que le bouddhisme joue encore un rôle fort par le nombre de temple-monastère et leur entretien, cela change de la Chine et du Vietnam !

En se connectant a internet pleins de nouvelles nous arrivent de la famille, du monde, des conflits et la détresse des Syriens  affecté par ces échos d’ailleurs qui dans notre voyage où on vis l’instant, vient envahir nos pensées ! La connexion internet déconnecte du moment et de l’environnement présent, et n’apporte que des informations difficiles à digérer et à transformer en énergie positive !

En bref, sa plombe !! On goûte au mets locaux , mini crêpes rondes fourrés à la coco et e sticky rice, incontournable qui s’accompagne souvent de grillades !

Peu de barrières dans ce pays, autant entre maisons , champs que pour les animaux qui se baladent dans les rizières bien sèchent à cette saison !

On traverse des décors apocalyptiques d’arbres noyés par la montée des eaux provoquée par la construction d’un  barrage !

Si on ne dort pas sous la tente on demande ans les monastères. Parfois on est bien reçu, des jeunes moines s’en occupent et on découvre leur vie assez désordonnées avec les enfants du village. Le matin ils nous proposent après les fourmis rouges  (j’imagine que sa donne une bonne dose d’acide pour commencer la journée) ,des escargots qu’ils trempent dans une sauce pimentée !

Puis on continue à pédaler dans les jungles  bananiers et arbres géants entourés de lianes, perchés sur les montagnes !

A cette saison sèche , pas d’activité dans les champs , on trouve donc pleins de cabanes farfadesques pour les nuits sous les étoiles, on s’endort avec les sons des cigales mais surtout la musique qui résonne à fond sous les cocotiers des plaines !

Nous voilà entre les dômes velue qui nous rappellent des passages de Chine et de Vietnam, plein de grottes et de rivières a explorer !

Dans un marché une pancarte qui met en garde contre le trafic et la chasse d’animaux sauvages, en effet sur les étals des écureuils, rats, martres  et rapaces  se vendent entre grenouilles et bouts de viandes de buffles séchés !

Du coup, on explore les grottes sacrés transformées en attraction a touristes , on se trouve être sur la « loop » (circuit) des occidentaux qui louent les scooters à Thaket et font le tour des lieux écrits dans le guide du routard ! Les grottes sont chouettes à découvrir comme vestige d’un temps ancien et habitat des chauve-souris, on trouve aussi parfois un lac pour se baigner avec joie , on est pas loin des 35 degrés !

C’est agréable d’échanger avec les vacanciers en tout genre, sur les expériences en voyage , on créer des liens comme avec un couple de Normand rencontrés plusieurs fois par surprise!

Nous voilà au bord du Mékong, d’où on aperçoit la Thaïlande, le fleuve est un géant paisible qui nous remplis les yeux, quelque pêcheurs en barques, peu de trafic fluviale !  Ce fleuve on l’admirera au premières lueurs du jour jusqu’au coucher du soleil, entre rizières et petits villages.

Puis, on entre dans les terres sur le plateau des Bolaven , réputés pour les amateurs de café. On fait escale à Tad Lo un pays magique de cascades avec de belles rencontres d’expats et les retrouvailles des amis français de Jérusalem rencontrés à Guilin en Chine !

C’est un bon moment de détente et de découvertes de la diversité d’expats, de l’américain fière de ses éléphants et son domaine, à un couple qui adopte des jeunes et on un projet de les former à l’hôtellerie-restauration avec cours d’Anglais , à un jeune tchèque voulant bouger mais coincé avec les papiers difficiles à obtenir dans ces régions corrompus et sans loi !

Pour aller aux plantations de café à plus de 1000m d’altitudes, on empreinte les petites pistes, bien cabossés, sableuses et rocailleuses. 60 km de piste bien dégeu, une épreuve pour nous et les vélos. D’ailleurs mon vélo déclare sa première faille, la jante  vient de fendre , sa roule encore !

 

On traverse le fleuve pour arriver à Champasak.

Champasak c’est un village de rizières, cabanes et cocotiers surplombée par de petites montagnes rocheuses et forestières parfois au relief intriguant (vu dans l’Antiquité comme le symbole phallique de Shiva). Les Khmers aidés des éléphants on fait surgir Vat Phu , un ensemble de temple Hindouiste en l’honneur de Shiva. Les roches sculptés , les frangipaniers arbres incrustés dans les roches aux fleurs blanches parfumées, les hautes marches de pierre pour atteindre la source qui s’écoule, nous amène à se sentir tout petit près de cette nature et des forces présentes …

Les frangipaniers accompagnent souvent les lieux sacrés et religieux, en Asie du Sud-Est, c’est aussi l’emblème du Laos.

De ce lieu sacré, maintenant attraction touristique, on se sent à part de cette forme de voyage organisé, planifié , ou les espaces sont des décors à conquérir,  souvent souillé… On ne peut faire abstraction de l’impact de tout ces visiteurs assoiffés de capturer dans leur appareil photo, des souvenirs …

Des européens et chinois se distinguent les laotiens qui viennent se recueillir et prier au pied de Bouddha, achetant encens et autres offrandes. Les enfants recyclent les bouteilles plastiques en les remplissant d’eau de source et les vendant avec un regard vraiment attendrissant ! Spectateurs de ce qui devient une histoire d’argent , on restera observer les touristes , leurs comportement et découvrir tout l’envers d’un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco qui montre une apparence clean avec des incitations à ne pas fumer, bien jeter ses déchets dans les poubelles… La réalité c’est que cela facilite ceux qui lancent les poubelles à 20m dans la forêt !

La nouvelle année se passera dans le village qui ne manque pas de Guest House, et restaurants. C’est calme, on rencontre des voyageurs chouettes (couples et familles) et par surprise le couple Normand, des expats aussi , un Kanak,  et on finira avec des Laotiens qui aiment vivre la nuit musique à fond et bières à volontés !

Puis on continue par  les pistes pour rejoindre les 4000 îles , là où le Mékong part en cascades et se disperse parmi les bouts de terre , repère de baroudeurs des années 80 devenus un spot connus des backpackers !

On s’aventure d’île en île , très peu de touristes, c’est paisible on trouve des lieux parfais au bord du fleuve. Sur une île sans voiture et sans route , juste des chemins entre les champs, c’est la fête ! Les Laotiens ne semblent pas réserver de jour pour les cérémonies, chaque jour est une fête !

Puis on accoste à Don Det , on s’attend à voir du monde , c’est assez brutal, après les bivouacs , les rencontres privilégiées avec les locaux, de se retrouver dans cet univers artificiel de divertissement pour Phalang (mot qui signifie francais, utilisé pour les « blanc », « les étrangers » , entendu chaque jour à notre approche) !

S’échapper pour ne pas tomber dans les pièges de ces lieux où s’enchainent Guest-house, bars, restaurants , Happy cake , qui ont un certain charme, mais entretiennent des relations d’argent pas toujours saine ! C’est d’ailleurs la première fois que l’on nous demande de payer pour remplir nos gourdes d’eau potable ! On continue en espérant trouver un espace qui nous correspond, échanger plutôt que consommer, ne pas s’enfuir mais plutôt rester pour voir , continuer notre étude des touristes, vacanciers … et côtoyer d’autres façons de voyager !

Après une tentative de volontariat, une proposition d’abris avec un harcèlement pour acheter de l’herbe et sauver son bébé malade, ( on découvre bien les relations de dépendance qui se crééent entre les locaux et les touristes). On  atterris au jardin de Nang !

C’est grâce à un couple italo-francais et leur enfant que l’on entrevoit la possibilité d’aider Nang dans le démarrage de son restaurant et surtout dans son projet de camping au bord du Mékong ! Sa maman Mamamia est venue en renfort , Nang loue sa maison et dort dans une petite tente, sa maman dans l’arrière cuisine ! Spontanément on commence à nettoyer la plage des déchets et aider sa mère pour défricher l’espace. Au programme bruler les branches et les plantes grimpantes dont les haricots poilues qui nous réservent quelques démangeaisons aiguës !

Un jeune Allemand dans le même mouv’ reste aussi camper dans le jardin et renforcer l’équipe, il construit de belles marches pour accéder à la plage.

La maman est au petit soin et quand le soleil chauffe et le feu brûle elle nous apporte des smoothies fruités et le café –banane glacé ( délicieux mais moins pour le foie) !

On découvre la cuisine laotienne, les secrets du sticky rice, des rouleaux de printemps , pad Thai et galettes de riz au barbecue !

Du coup, on est fixé pour une semaine et sa nous permet de rencontrer les gens de passage dont de nombreux allemands et français, et un israélien berger sur une ile en Norvège , un bon spécimen qui nous chante du Brassens et connait le marché de Saintes et les petits hameaux de Bretagne !

On apprend aussi des projets farfelus des français à l’époque de l’Indochine de faire du commerce sur le Mékong , les cascades trop dangereuses pour être passées étaient évitées par un rail de chemin de fer traversant les îles , exploitations de Vietnamiens et des tribus locales qui vivaient dans les années 1920 dans les jungles !

Les îles jusque là sont assez préservées pleins de petits chemins peu de béton ,  tout les touristes louant des vélos, et les Guest house restent pour la plupart bien fondu dans le décor avec des décorations et atmosphères cool et gérées par des locaux !

On apprend à quelle vitesse les îles se transforment, les arbres se coupent, quand l’électricité n’était pas courante 20 ans auparavant, maintenant la WIFI couvre la moitié de l’île. Les clichés nous troublent lorsque l’on voit les Resorts aménagés comme sur la côte méditerranéenne d’où sortent des bourgeoises, des tuk-tuks qui transportent des gros blancs-rosés et leur Canon , quand on se rappelle l’histoire c’est écœurant de voir les gens friqués se dorer et les laotiens bosser pour leur confort.

  Les chinois débarquent et investissent au Laos en construisant des barrages hydro-électriques. Ils achètent ensuite l’électricité aux laotiens, surement peu cher, un désastre écologique d’autant que les dauphins vivent dans les eaux proches et sont poussés à migrer perturbés par les explosions quotidiennes. Des ONG se démènent pour protéger l’espèce, mais tout cela est vite oublié lorsque l’argent s’impose !

Au Laos , gouvernement « communiste » à parti unique qui n‘hésite pas à louer toute parcelle de terre. Un laotien a d’ailleurs loué une cascade qu’il rentabilisent en demandant 5 $ pour y accéder !

 

Ce pays nous invite à réfléchir à ce qui est pour nous, occidentaux un pays pauvre, nous n’avons pas vu la détresse et l’exclusion que l’on peut rencontrer dans une grande ville en Europe, nous n’avons pas vu de gens seul souffrir,… Tout au contraire pas de villes bondées mais des campagnes vivantes, des laotiens souriants , aimant les siestes, pêcher,  la Beer Lao  et les fêtes, profitant à fond de cette vie ! Peu de complication , de prise de tête , de normes hygiénistes, simplicité et art de cultiver , de créer !

On a pas ressentis de violence, de colère en eux , pourtant colonisés , victimes de la guerre du Vietnam dont ils n’étaient pas impliqués et aujourd’hui envahit par les chinois !

Les enfants sont sacrément éveillés et très débrouillard, ce qui nous à interpeller aussi sur le rôle essentiel de l’école, puisqu’on voit qu’à l’Ouest les jeunes étudient longtemps pour trouver un travail, et n’apprennent jamais vraiment à vivre par eux-mêmes , ils attendent que la société leur donne une place , une chance d’exister !

On pense qu’une éducation peut être importante pour s’émanciper d’une condition difficile, s’intégrer à l’évolution du monde, bénéficier du développement touristique, et peut-être se révolter contre des injustices mais cela conduit les jeunes à quitter les campagnes pour trouver un travail perdre les liens familiaux et finir leur vie seul dans une maison de retraite !?

Interpellés aussi par le peu de conscience en la pollution du plastique, des déchets , de la destruction de paysages , on a trouvé leur mode de vie des plus proche de la nature, par leur logis, leur nourriture ( exceptés les magasins qui sont un relais des nouveaux envahisseurs tel que Nestlé , Lays et autres inventions qui contiennent plus d’emballages que d’autres choses ) et leur rythme de vie dehors et en communauté !

Les monastères jouent un rôle social important et maintiennent des croyances qui soudent encore les gens, les cérémonies sont toujours accompagnées de chants et prières, de nombreux monastères forment de jeunes moines, les moines reçoivent ainsi nourriture et argent !

On observe aussi que le rapport à la religion est  affaire d’argent et que la relation de dépendance des moines envers la communauté peut menacer leur existence future.

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les mini- crêpes fourrés à la coco, coup de coeur

les mini- crêpes fourrés à la coco, coup de coeur

séchage de grains de café

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Vat Phu

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combat de coqs

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une rive du Mékong

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Avec la famille italo-francaise

Avec la famille italo-francaise

Sa chauffe

Sa chauffe

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Galettes de riz au Barbecue avec Mamami

Galettes de riz au Barbecue avec Mamami

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retour sur terre

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