Laos

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Richesse de sourires

Dès le passage dans le pays , le soleil réapparait on descend la rivière et une toute autre atmosphère nous entoure. Comme des décors rêvés d’un temps où les hommes vivaient dans des cabanes en bois et pailles , cuisinaient au feu et vivaient au rythme des saisons et des astres….

Dès les premiers villages traversés par ces maisons en bois sur pilotis , les hamacs suspendus , les vêtements colorés des femmes ,  les enfants qui animent le village, on s’immerge peu à peu ! La vie c’est dehors , l’école aussi apparemment , on découvre qu’il y a autant d’enfants à l’école que autour !

A notre approche d’un grand village, on est attiré par les couleurs or et rouge d’un temple, c’est un grand espace où vivent des moines et aussi des enfants, apprentis qui reçoivent enseignement et nourriture. C’est la première fois que l’on entre dans un temple aussi riche de peintures, drapeaux, sculptures, des serpents à plusieurs têtes gardent l’entrée , ils les nourrissent de riz !

On ressent que le bouddhisme joue encore un rôle fort par le nombre de temple-monastère et leur entretien, cela change de la Chine et du Vietnam !

En se connectant a internet pleins de nouvelles nous arrivent de la famille, du monde, des conflits et la détresse des Syriens  affecté par ces échos d’ailleurs qui dans notre voyage où on vis l’instant, vient envahir nos pensées ! La connexion internet déconnecte du moment et de l’environnement présent, et n’apporte que des informations difficiles à digérer et à transformer en énergie positive !

En bref, sa plombe !! On goûte au mets locaux , mini crêpes rondes fourrés à la coco et e sticky rice, incontournable qui s’accompagne souvent de grillades !

Peu de barrières dans ce pays, autant entre maisons , champs que pour les animaux qui se baladent dans les rizières bien sèchent à cette saison !

On traverse des décors apocalyptiques d’arbres noyés par la montée des eaux provoquée par la construction d’un  barrage !

Si on ne dort pas sous la tente on demande ans les monastères. Parfois on est bien reçu, des jeunes moines s’en occupent et on découvre leur vie assez désordonnées avec les enfants du village. Le matin ils nous proposent après les fourmis rouges  (j’imagine que sa donne une bonne dose d’acide pour commencer la journée) ,des escargots qu’ils trempent dans une sauce pimentée !

Puis on continue à pédaler dans les jungles  bananiers et arbres géants entourés de lianes, perchés sur les montagnes !

A cette saison sèche , pas d’activité dans les champs , on trouve donc pleins de cabanes farfadesques pour les nuits sous les étoiles, on s’endort avec les sons des cigales mais surtout la musique qui résonne à fond sous les cocotiers des plaines !

Nous voilà entre les dômes velue qui nous rappellent des passages de Chine et de Vietnam, plein de grottes et de rivières a explorer !

Dans un marché une pancarte qui met en garde contre le trafic et la chasse d’animaux sauvages, en effet sur les étals des écureuils, rats, martres  et rapaces  se vendent entre grenouilles et bouts de viandes de buffles séchés !

Du coup, on explore les grottes sacrés transformées en attraction a touristes , on se trouve être sur la « loop » (circuit) des occidentaux qui louent les scooters à Thaket et font le tour des lieux écrits dans le guide du routard ! Les grottes sont chouettes à découvrir comme vestige d’un temps ancien et habitat des chauve-souris, on trouve aussi parfois un lac pour se baigner avec joie , on est pas loin des 35 degrés !

C’est agréable d’échanger avec les vacanciers en tout genre, sur les expériences en voyage , on créer des liens comme avec un couple de Normand rencontrés plusieurs fois par surprise!

Nous voilà au bord du Mékong, d’où on aperçoit la Thaïlande, le fleuve est un géant paisible qui nous remplis les yeux, quelque pêcheurs en barques, peu de trafic fluviale !  Ce fleuve on l’admirera au premières lueurs du jour jusqu’au coucher du soleil, entre rizières et petits villages.

Puis, on entre dans les terres sur le plateau des Bolaven , réputés pour les amateurs de café. On fait escale à Tad Lo un pays magique de cascades avec de belles rencontres d’expats et les retrouvailles des amis français de Jérusalem rencontrés à Guilin en Chine !

C’est un bon moment de détente et de découvertes de la diversité d’expats, de l’américain fière de ses éléphants et son domaine, à un couple qui adopte des jeunes et on un projet de les former à l’hôtellerie-restauration avec cours d’Anglais , à un jeune tchèque voulant bouger mais coincé avec les papiers difficiles à obtenir dans ces régions corrompus et sans loi !

Pour aller aux plantations de café à plus de 1000m d’altitudes, on empreinte les petites pistes, bien cabossés, sableuses et rocailleuses. 60 km de piste bien dégeu, une épreuve pour nous et les vélos. D’ailleurs mon vélo déclare sa première faille, la jante  vient de fendre , sa roule encore !

 

On traverse le fleuve pour arriver à Champasak.

Champasak c’est un village de rizières, cabanes et cocotiers surplombée par de petites montagnes rocheuses et forestières parfois au relief intriguant (vu dans l’Antiquité comme le symbole phallique de Shiva). Les Khmers aidés des éléphants on fait surgir Vat Phu , un ensemble de temple Hindouiste en l’honneur de Shiva. Les roches sculptés , les frangipaniers arbres incrustés dans les roches aux fleurs blanches parfumées, les hautes marches de pierre pour atteindre la source qui s’écoule, nous amène à se sentir tout petit près de cette nature et des forces présentes …

Les frangipaniers accompagnent souvent les lieux sacrés et religieux, en Asie du Sud-Est, c’est aussi l’emblème du Laos.

De ce lieu sacré, maintenant attraction touristique, on se sent à part de cette forme de voyage organisé, planifié , ou les espaces sont des décors à conquérir,  souvent souillé… On ne peut faire abstraction de l’impact de tout ces visiteurs assoiffés de capturer dans leur appareil photo, des souvenirs …

Des européens et chinois se distinguent les laotiens qui viennent se recueillir et prier au pied de Bouddha, achetant encens et autres offrandes. Les enfants recyclent les bouteilles plastiques en les remplissant d’eau de source et les vendant avec un regard vraiment attendrissant ! Spectateurs de ce qui devient une histoire d’argent , on restera observer les touristes , leurs comportement et découvrir tout l’envers d’un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco qui montre une apparence clean avec des incitations à ne pas fumer, bien jeter ses déchets dans les poubelles… La réalité c’est que cela facilite ceux qui lancent les poubelles à 20m dans la forêt !

La nouvelle année se passera dans le village qui ne manque pas de Guest House, et restaurants. C’est calme, on rencontre des voyageurs chouettes (couples et familles) et par surprise le couple Normand, des expats aussi , un Kanak,  et on finira avec des Laotiens qui aiment vivre la nuit musique à fond et bières à volontés !

Puis on continue par  les pistes pour rejoindre les 4000 îles , là où le Mékong part en cascades et se disperse parmi les bouts de terre , repère de baroudeurs des années 80 devenus un spot connus des backpackers !

On s’aventure d’île en île , très peu de touristes, c’est paisible on trouve des lieux parfais au bord du fleuve. Sur une île sans voiture et sans route , juste des chemins entre les champs, c’est la fête ! Les Laotiens ne semblent pas réserver de jour pour les cérémonies, chaque jour est une fête !

Puis on accoste à Don Det , on s’attend à voir du monde , c’est assez brutal, après les bivouacs , les rencontres privilégiées avec les locaux, de se retrouver dans cet univers artificiel de divertissement pour Phalang (mot qui signifie francais, utilisé pour les « blanc », « les étrangers » , entendu chaque jour à notre approche) !

S’échapper pour ne pas tomber dans les pièges de ces lieux où s’enchainent Guest-house, bars, restaurants , Happy cake , qui ont un certain charme, mais entretiennent des relations d’argent pas toujours saine ! C’est d’ailleurs la première fois que l’on nous demande de payer pour remplir nos gourdes d’eau potable ! On continue en espérant trouver un espace qui nous correspond, échanger plutôt que consommer, ne pas s’enfuir mais plutôt rester pour voir , continuer notre étude des touristes, vacanciers … et côtoyer d’autres façons de voyager !

Après une tentative de volontariat, une proposition d’abris avec un harcèlement pour acheter de l’herbe et sauver son bébé malade, ( on découvre bien les relations de dépendance qui se crééent entre les locaux et les touristes). On  atterris au jardin de Nang !

C’est grâce à un couple italo-francais et leur enfant que l’on entrevoit la possibilité d’aider Nang dans le démarrage de son restaurant et surtout dans son projet de camping au bord du Mékong ! Sa maman Mamamia est venue en renfort , Nang loue sa maison et dort dans une petite tente, sa maman dans l’arrière cuisine ! Spontanément on commence à nettoyer la plage des déchets et aider sa mère pour défricher l’espace. Au programme bruler les branches et les plantes grimpantes dont les haricots poilues qui nous réservent quelques démangeaisons aiguës !

Un jeune Allemand dans le même mouv’ reste aussi camper dans le jardin et renforcer l’équipe, il construit de belles marches pour accéder à la plage.

La maman est au petit soin et quand le soleil chauffe et le feu brûle elle nous apporte des smoothies fruités et le café –banane glacé ( délicieux mais moins pour le foie) !

On découvre la cuisine laotienne, les secrets du sticky rice, des rouleaux de printemps , pad Thai et galettes de riz au barbecue !

Du coup, on est fixé pour une semaine et sa nous permet de rencontrer les gens de passage dont de nombreux allemands et français, et un israélien berger sur une ile en Norvège , un bon spécimen qui nous chante du Brassens et connait le marché de Saintes et les petits hameaux de Bretagne !

On apprend aussi des projets farfelus des français à l’époque de l’Indochine de faire du commerce sur le Mékong , les cascades trop dangereuses pour être passées étaient évitées par un rail de chemin de fer traversant les îles , exploitations de Vietnamiens et des tribus locales qui vivaient dans les années 1920 dans les jungles !

Les îles jusque là sont assez préservées pleins de petits chemins peu de béton ,  tout les touristes louant des vélos, et les Guest house restent pour la plupart bien fondu dans le décor avec des décorations et atmosphères cool et gérées par des locaux !

On apprend à quelle vitesse les îles se transforment, les arbres se coupent, quand l’électricité n’était pas courante 20 ans auparavant, maintenant la WIFI couvre la moitié de l’île. Les clichés nous troublent lorsque l’on voit les Resorts aménagés comme sur la côte méditerranéenne d’où sortent des bourgeoises, des tuk-tuks qui transportent des gros blancs-rosés et leur Canon , quand on se rappelle l’histoire c’est écœurant de voir les gens friqués se dorer et les laotiens bosser pour leur confort.

  Les chinois débarquent et investissent au Laos en construisant des barrages hydro-électriques. Ils achètent ensuite l’électricité aux laotiens, surement peu cher, un désastre écologique d’autant que les dauphins vivent dans les eaux proches et sont poussés à migrer perturbés par les explosions quotidiennes. Des ONG se démènent pour protéger l’espèce, mais tout cela est vite oublié lorsque l’argent s’impose !

Au Laos , gouvernement « communiste » à parti unique qui n‘hésite pas à louer toute parcelle de terre. Un laotien a d’ailleurs loué une cascade qu’il rentabilisent en demandant 5 $ pour y accéder !

 

Ce pays nous invite à réfléchir à ce qui est pour nous, occidentaux un pays pauvre, nous n’avons pas vu la détresse et l’exclusion que l’on peut rencontrer dans une grande ville en Europe, nous n’avons pas vu de gens seul souffrir,… Tout au contraire pas de villes bondées mais des campagnes vivantes, des laotiens souriants , aimant les siestes, pêcher,  la Beer Lao  et les fêtes, profitant à fond de cette vie ! Peu de complication , de prise de tête , de normes hygiénistes, simplicité et art de cultiver , de créer !

On a pas ressentis de violence, de colère en eux , pourtant colonisés , victimes de la guerre du Vietnam dont ils n’étaient pas impliqués et aujourd’hui envahit par les chinois !

Les enfants sont sacrément éveillés et très débrouillard, ce qui nous à interpeller aussi sur le rôle essentiel de l’école, puisqu’on voit qu’à l’Ouest les jeunes étudient longtemps pour trouver un travail, et n’apprennent jamais vraiment à vivre par eux-mêmes , ils attendent que la société leur donne une place , une chance d’exister !

On pense qu’une éducation peut être importante pour s’émanciper d’une condition difficile, s’intégrer à l’évolution du monde, bénéficier du développement touristique, et peut-être se révolter contre des injustices mais cela conduit les jeunes à quitter les campagnes pour trouver un travail perdre les liens familiaux et finir leur vie seul dans une maison de retraite !?

Interpellés aussi par le peu de conscience en la pollution du plastique, des déchets , de la destruction de paysages , on a trouvé leur mode de vie des plus proche de la nature, par leur logis, leur nourriture ( exceptés les magasins qui sont un relais des nouveaux envahisseurs tel que Nestlé , Lays et autres inventions qui contiennent plus d’emballages que d’autres choses ) et leur rythme de vie dehors et en communauté !

Les monastères jouent un rôle social important et maintiennent des croyances qui soudent encore les gens, les cérémonies sont toujours accompagnées de chants et prières, de nombreux monastères forment de jeunes moines, les moines reçoivent ainsi nourriture et argent !

On observe aussi que le rapport à la religion est  affaire d’argent et que la relation de dépendance des moines envers la communauté peut menacer leur existence future.

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les mini- crêpes fourrés à la coco, coup de coeur

les mini- crêpes fourrés à la coco, coup de coeur

séchage de grains de café

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Vat Phu

Vat Phu

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combat de coqs

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une rive du Mékong

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Avec la famille italo-francaise

Avec la famille italo-francaise

Sa chauffe

Sa chauffe

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Galettes de riz au Barbecue avec Mamami

Galettes de riz au Barbecue avec Mamami

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retour sur terre

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